Worldline  est l’un des leaders européens des services de paiement et de transaction. Le groupe opère des plateformes critiques qui traitent, en continu, des milliards de paiements pour des marchands, des institutions financières et des acteurs du e-commerce à travers le monde.

Dans cet univers, la technologie est au cœur de la promesse de valeur. Chaque autorisation de paiement doit être rapide, fiable et sécurisée, quel que soit le lieu où se trouve le client final. Une exigence qui impose à Worldline de concevoir une infrastructure capable de conjuguer faible latence, haute disponibilité, sécurité maximale et scalabilité globale.

C’est dans ce contexte que les équipes techniques de Worldline ont engagé une transformation majeure de leur architecture cloud et de leur socle de données, en s’appuyant sur Exadata déployé sur Google Cloud (Oracle Database@Google Cloud).

Une stratégie cloud pensée au plus près des clients

Worldline affiche l’ambition de servir des clients globaux avec les meilleurs services disponibles localement, partout dans le monde.

« Nous souhaitons offrir à nos clients des services de tout premier plan en termes de faible latence et de très haute disponibilité, » explique Arni Smit, Tech Leader chez Worldline. « Cette ambition implique de s’appuyer sur des partenaires capables d’offrir une couverture mondiale, non seulement pour le compute et le stockage, mais aussi pour des bases de données critiques. »

Dans l’e-commerce, la performance conditionne directement le taux de conversion. Pour les transactions, l’objectif est d’obtenir une autorisation de paiement en moins d’une seconde. Or, dans une architecture globale, la latence peut rapidement affecter cet engagement de performance.

« Si une étape du processus d’autorisation nécessite de traverser l’Atlantique, ce sont 500 millisecondes qui s’ajoutent, doublant potentiellement le temps de réponse, confirme Arni Smit. C’est précisément ce que nous cherchons à éviter, »

Pour Worldline, il est donc essentiel que la plateforme qui traite les paiements soit située au plus près de la plateforme e-commerce du marchand.

Un processus de sélection exigeant, sans compromis

Après avoir lancé il y a quelques années son programme Move to Cloud, Worldline a choisi Google Cloud comme infrastructure de cloud public privilégiée. Compte tenu de la nécessité d’opérer sur une base de données rapide, fiable et capable de fonctionner en multi-région et en écriture multi-site, l’entreprise a décidé plus récemment de migrer également ses bases de données Oracle.

Mais avant de renouveler un contrat ou de faire évoluer une architecture critique, Worldline n’hésite pas à remettre ses partenaires en compétition. 

« Nous voulons nous assurer que nous utilisons toujours la meilleure solution avant de nous engager pour plusieurs années.”

Les équipes ont ainsi évalué plusieurs alternatives à Oracle, y compris des services natifs de Google Cloud comme Cloud Spanner, ainsi que différentes approches pour exécuter des bases Oracle à proximité des régions GCP, notamment via des solutions de bare metal. Elles ont également étudié l’option des bases de données Autonomous avant d’aboutir à une conclusion claire : Exadata sur Google Cloud offrait le meilleur compromis.

« Cette approche combine la flexibilité d’un partenaire cloud comme Google avec la puissance et la simplicité d’Exadata, comme si nous avions notre propre datacenter, mais dans le cloud, » précise Arni Smit.

Worldline a également pu constater les atouts d’une communication fluide entre Oracle et Google, tant pour la phase de tests que pour le déploiement de la solution, preuve de la maturité du partenariat entre les deux acteurs :

« La collaboration entre Oracle et Google a été un des atouts du projet : des équipes accessibles, réactives et orientées solutions. »

La performance comme critère décisif

Le choix d’Oracle Database@Google Cloud s’est fait après de nombreux tests de la solution. Les équipes de Worldline ont pu évaluer les performances réelles, accompagnées par des experts d’Oracle et de Google.

« Notre philosophie est simple : la base de données ne doit jamais devenir un goulot d’étranglement qui limite la performance ou la croissance des applications. »

Les volumes à traiter sont en effet conséquents : une base de reporting de près de 100 téraoctets, conservant sept ans d’historique pour répondre aux exigences réglementaires, des bases transactionnelles plus compactes (20 à 25 To), mais soumises à des traitements hautement complexes, et des centaines d’API par seconde à traiter sans dégradation de service.

L’un des défis majeurs de Worldline concerne l’exécution simultanée des bases de données sur plusieurs sites.

« C’est précisément là que la plupart des systèmes de bases de données relationnelles traditionnels montrent leurs limites, » constate Arni Smit.

Historiquement, les équipes s’appuyaient déjà sur des mécanismes de réplication bidirectionnelle pour mettre en place des architectures actives-actives. Cette capacité à traiter des transactions en parallèle est essentielle pour garantir disponibilité et proximité géographique.

Avec Exadata sur Google Cloud, cette approche est renforcée par une infrastructure conçue nativement pour le scale-out, la résilience et la continuité de service.

Absorber les pics de charge sans stress

Dans le e-commerce mondial, les pics de charge ne sont pas une exception, avec le Black Friday, les ventes de Noël, et les opérations commerciales de plus en plus nombreuses. Certains clients de Worldline voient leur trafic multiplié par 10, voire 25, et ceci au même moment, partout dans le monde. La scalabilité quasi instantanée d’Exadata a joué un rôle clé dans la décision.

« En cas de besoin lors des pics d’activité, l’environnement Exadata est prêt en quelques minutes, constate Arni Smit Cette agilité change véritablement la donne. »

Sécurité et confiance : un prérequis absolu

Autre point essentiel dans la décision : la sécurité des données. Worldline applique dans ce domaine des standards extrêmement élevés, quel que soit l’environnement.

« Nos clients nous confient leurs données. Nous devons les traiter comme si c’étaient les nôtres. »

Le chiffrement des données au repos et en transit, les politiques de sécurité strictes, ainsi que les mécanismes de segmentation en environnement multi-tenant, sont au cœur du dispositif.

Les fonctionnalités natives de sécurité d’Oracle, intégrées à Exadata, ont permis de répondre à ces exigences, sans complexité.

« La sécurité est aussi une question de ségrégation, explique Arni Smit. Il est essentiel que chaque entité soit correctement isolée et cela a été relativement simple à mettre en place, même dans un environnement cloud. »

Une transformation au service des clients

À court et moyen terme, le projet répond à deux objectifs majeurs pour Worldline : bénéficier d’une flexibilité capable d’accompagner la croissance, et s’appuyer sur une plateforme véritablement modulaire, évolutive, et prête pour les usages futurs.

Les performances de reporting, en particulier, ont déjà montré des signes très encourageants. La capacité d’Exadata à optimiser automatiquement les requêtes critiques transforme la manière dont les équipes conçoivent l’exploitation des données.

« Ce qui distingue Exadata, c’est sa capacité à exécuter les requêtes extrêmement rapidement, rappelle Arni Smit. Une grande partie de l’optimisation est automatisée, ce qui représente une vraie avancée. »

La migration de la plateforme Global Collect, qui regroupe environ 200 micro-services, marque une première étape structurante. D’autres déploiements sont d’ores et déjà envisagés dans de nouvelles régions, pour rapprocher les systèmes de traitement des utilisateurs finaux et poursuivre la trajectoire d’optimisation.

Arni Smit conclut en replaçant la dimension stratégique de cette migration :

« Une entreprise comme la nôtre n’investit pas dans une stack technologique par prestige ou pour faire partie d’une communauté d’utilisateurs ; ce type de transformation repose sur une stratégie claire et sur l’adéquation avec les services que nous proposons à nos clients. Elle vise à renforcer notre socle technologique et à faire passer la plateforme au niveau supérieur. Au final, tout est une question de confiance : la confiance que nos clients nous accordent, et celle que nous plaçons dans nos partenaires. »