L'Open Source est t-il inévitable ?

Open Source Open Source Oui, si on arrive à gagner de l'argent avec !

L'open source est un état d'esprit, basé sur les principes de partage du savoir, d'ouverture et de transparence. Ce système qui pouvait sembler un brin utopiste, est en train de clairement se positionner face au modèle traditionnel (dit « propriétaire » ) qui dominait, jusqu'ici, l'industrie du logiciel, à savoir : chaque ligne de code développée par l'équipe de programmeurs étant jusqu'alors secrètement gardée et bien souvent protégée à coup de brevets intellectuels.


Mais, si la vague de l'open source est bien réelle, le choix de partir vers de l'open source tant du coté client/utilisateur que du coté éditeur/développeur n'est pas évident pour autant... sauf si on est certain de pouvoir gagner de l'argent avec !

Oui, autant briser tout de suite l'idée utopique que des logiciels open source aux fonctionnalités miraculeuses seraient développés « à temps libre » par des communautés passionnées et acharnées, dans le seul but de partager du savoir ou produire du code gratuit (et accessoirement bénéficier d'un peu de gratitude ou de reconnaissance symbolique des autres...).

Du coté client (et utilisateurs), on a trop souvent tendance à confondre (par abus de langage?) « Open Source » (« Logiciel Libre » en français) avec « Freeware » (« Logiciel Gratuit »). Le premier n'est pas nécessairement gratuit (bien que ce soit le cas généralement) et le second bien qu'il soit gratuit n'est pas nécessairement libre pour diverses raisons (généralement la non disponibilité des sources, protection par brevets,etc.). Toute la difficulté, pour un client, réside d'une part, en la bonne qualification de son besoin, et d'autre part, au bon choix de la solution pour y répondre : couvertures fonctionnelles, criticité, maturité, pérennité, évolution, garantie, support, exploitation, intégration, migration, formation, coût total, ... autant de critères spécifiques à son propre environnement qu'il n'est pas simple d'évaluer, de qualifier dans ce contexte. Ce qui nécessite en interne, une étude sérieuse, une approche pragmatique, des responsabilités, des compétences techniques, et du temps. Les administrations, universités, grandes écoles ou entreprises à forte technicité sont les premières à s'être logiquement orientées vers le choix de l'open source.

Du coté éditeur (développeur « traditionnel » de logiciel), l'idée de faire de l'argent avec « de l'Open Source » (« du Libre ») ou avec « du Freeware » (« du Gratuit ») semble moins intuitive, mais de nombreux exemples existent pourtant déjà. L'open source c'est aussi permettre une rémunération autour de ce « produit de base gratuit », histoire de pouvoir poursuivre ces développements. Un produit aux fonctionnalités plus avancées (que le produit de base open source ou freeware) pourra être payant. L'installation et la configuration sont des services payant qui pourront être proposés en standard. La mise à jour, l'évolution, le support, la maintenance, un engagement de performance ou une garantie particulière pourra également être un service complémentaire payant. Nous pouvons citer de grands exemples comme RedHat, Google ou Yahoo (ou même Free en France) qui, fournisseurs de solutions, ont réussi a tirer parti des bénéfices de l'open source. Comment ? D'abord, en développant ses propres produits "métiers" sur la base de produit open source, puis en créant un écosystème et du volume en le(s) diffusant gratuitement (publicité, notoriété), et enfin en vendant des services (ou produits) complémentaires, suffisamment pour être rentable, voire très rentable...

Entre clients et éditeurs on retrouve les sociétés de services, les grandes SSII (IBM, CGEY, ATOS, ...) ou de plus modestes SSLL - Sociétés de Services spécialisées dans les Logiciels Libres - (IdealX, Linagora, ...). Ce sont les premiers à avoir senti le vent tourner et à avoir pu bénéficier (avec plus ou moins de succès) du potentiel générateur d'affaire autour de l'open source. A la base spécialisés dans la vente de services et de prestation intellectuelle autour de produits, ces sociétés de services ont pu facilement s'infiltrer dans la brèche alors ouverte par l'open source, en proposant leur services complémentaire de mise en oeuvre d'une solution clés en main pour le client. Les SSII n'ont donc eu aucun mal à orienter leur stratégie vers l'open source sans pour autant s'impliquer franchement dans le mouvement open source qui se fait normalement à travers la contribution (amélioration/développement du code). En revanche, très rémunérateur et plus facilement vendable, ils ont su développer des services de support/maintenance (voire de télé-administration) de leur solution clés en mains.


La vague de l'open source et du freeware est donc bien en marche pour certains ou ne fait que commencer pour d'autres. Chez Sun, on trouve aujourd'hui déjà un nombre important de produits/technologies mis en open source (comme : OpenOffice, OpenSolaris, Looking Glass, NetBeans, GlassFish, OpenSSO, Grid Engine ...) et également d'importants projets open source dans lesquels Sun s'y est fortement impliqué (comme : Mozilla, Gnome, Evolution-jescs, Tomcat, Ant, ebXMLrr, Project Liberty ... )

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