Thursday Jan 21, 2010

Sun partenaire de la Startup Academy 2010

Sun Startup Essentials est à nouveau partenaire de la Startup Academy pour l'édition 2010. Ce programme d'accompagnement de startups en est à sa troisième session. Près de 250 startups ont présenté leur candidature depuis la première édition en novembre 2008 pour pouvoir bénéficier d'un accompagnement complet et personnalisé par un panel d'experts. Désormais, le programme est permanent. Les entrepreneurs peuvent poser leur candidature à tout moment pour participer à la compétition. Celle-ci aura lieu du 5 mars (date limite de dépôt des candidatures) au 13 avril (date d'annonce des résultats). Chaque candidature est publiée sur le blog de la Startup Academy, ce qui offre aux entreprises qui concourent une visibilité prolongée et une opportunité supplémentaire de mieux se faire connaître du public, des investisseurs et des partenaires potentiels.

Friday Dec 18, 2009

Alexandre Leroy, CEO d'IDIS : comment réussir aux US

Bonjour Alex, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Bonjour, je m'appelle Alexandre Leroy et j'ai créé IDIS en 2001 pour accompagner les entreprises innovantes dans leur développement à l'international. Ce projet est né suite à mon expérience professionnelle au sein d'une agence de développement en Normandie où j'organisais des missions commerciales pour des entreprises innovantes aux USA et en Asie. En fait, ce qui posait problème, c'était le suivi de ces missions. Une fois qu'ils étaient rentrés en France, les chefs d'entreprise étaient pris dans le quotidien et n'avaient plus le temps de mettre en place les actions nécessaires pour développer leur activité à l'étranger. C'est comme cela que l'idée m'est venue de proposer mes services afin de faciliter le travail des PME dans leurs démarches à l'exportation. Aujourd'hui, IDIS compte 15 personnes et réalise un chiffre d'affaires consolidé d'1 million d'Euros.

Quels sont les services que vous proposez ?

Nous proposons de l'accompagnement grâce à des experts au sein de l'entreprise en France et sur place aux Etats-Unis. Nous avons en effet décidé de nous spécialiser sur le marché US. Nous avons une filiale installée à New-York et un accord de partenariat avec un incubateur à Philadelphie, le Science Center, dans le cadre de son Soft Landing Program.

Nous nous concentrons sur deux secteurs d'activité en particulier : les TIC et la santé. Notre savoir-faire a d'ailleurs été reconnu par BNPParibas GTS (Global Trade Services) qui a choisi IDIS comme partenaire pour les projets d'implantation aux USA de ses clients PME.

Qui sont vos clients ?

Nous avons deux grands types de clients : tout d'abord des pôles de compétitivité ou des agences de développement économique pour lesquels nous réalisons différentes missions : études, marketing territorial et événementiel. Nous travaillons ainsi avec l'Agence du Développement du Val-de-Marne. Meet Innov est une de nos réalisations. Ensuite des PME innovantes qui présentent elles-mêmes deux types de profils :

  • de très jeunes sociétés, des startups, qui font appel à nous pour les aider à structurer leur démarche d'approche du marché US. Dans ce cas, nous leur apportons du conseil, nous les mettons en relation avec des consultants spécialisés et nous challengeons leur business plan pour voir s'il tient la route ou non. Dans cette catégorie, nous pouvons citer la société Anticipeo pour laquelle, Richard Domps, son fondateur, nous a sollicités afin d'évaluer ses chances de pénétration du marché américain. L'étude a montré qu'il était encore un peu tôt pour Anticipeo et que l'offre devait gagner en maturité avant d'être présentée là-bas.

  • des sociétés plus établies qui ont déjà tenté leur chance aux US, mais qui ont échoué, pour différentes raisons, ou qui souhaitent une approche professionnelle. Pour ces entreprises, il s'agit d'industrialiser leur démarche et de passer à l'action. IDIS intervient alors pour mettre en place une stratégie d'implantation ou de constitution d'un réseau de partenaires afin de commercialiser une offre. Nous sommes ainsi intervenus pour la société Kayentis, une spin-off d'HP qui propose une solution de numérisation de documents par l'intermédiaire d'un stylo et d’un papier « intelligent », principalement dans le domaine de la santé. Nous avons monté une cellule d'accompagnement sur place et nous avons recruté des dirigeants locaux. Aujourd'hui, cette société se développe très bien aux Etats-Unis.

Quelle est la dynamique à l'export des startups aujourd'hui ?

L'année 2009 a été relativement calme, car la crise a refroidi les ardeurs de nombreuses petites entreprises. Les dossiers ont été repoussés à des jours meilleurs. Il faut dire aussi que ce grand pays fait encore peur à beaucoup de dirigeants. Et les différences culturelles ne facilitent pas la compréhension du contexte local ni la communication. Pourtant, il est plus facile qu'on ne le pense de réussir aux Etats-Unis. C'est un marché très concurrentiel, certes, mais les opportunités y sont innombrables. Il faut simplement bien se préparer pour y faire son trou.

Quels conseils donneriez-vous aux entrepreneurs qui veulent se lancer aux USA ?

Avant tout, professionnaliser leur approche. Quand on est une entreprise, on ne va plus aux Etats-Unis comme on y allait dans les années 60 pour un grand festival de musique en plein air ! On doit être prêt et surtout déterminé à exécuter le plan que l'on a mis au point. Il n'y a rien de plus rédhibitoire pour un américain que de voir un partenaire étranger ne pas faire ce qu'il a dit qu'il allait faire. L'engagement est une notion très forte là-bas. Les Américains veulent sentir que les entrepreneurs étrangers se donnent les moyens de réussir sur leur territoire et qu'ils tiennent parole. C'est la raison pour laquelle nous avons mis au point une méthode de «challengeage » des projets pour voir s'ils résistent à l'épreuve des faits. Cette méthode consiste à mettre en face de l'entreprise les spécialistes du domaine qui connaissent parfaitement le business envisagé et peuvent très vite rendre un avis pertinent sur l'intérêt de se lancer ou pas. Si ces gens-là disent non, c'est que ce n'est pas une bonne idée, du moins pour le moment. De fait, si elle est bien menée, cette phase de challengeage va permettre à l'entreprise de gagner du temps et de l'argent, et, surtout, de savoir ce qu'il faut faire pour y aller sérieusement, plus tard.

Finalement, l'Amérique, ce n'est pas si compliqué que cela. Il suffit juste de prendre la dimension du pays et des exigences qui s'y attachent. Le reste ressemble tout à fait à ce que l'on connaît en Europe et en France en particulier.

Merci Alex et bon courage pour la suite !

Si vous voulez en savoir plus sur IDIS, vous pouvez envoyer un email à leroy@idis.fr

Tuesday Dec 08, 2009

Rencontre avec Lucien Lapasin, un BA engagé !

Lucien Lapasin est administrateur de Novaris Equity, une société d'investissement de business angels et Vice-Président de VAL'Angels, une association de business angels du Val-de-Marne.

Bonjour Lucien. Vous êtes administrateur de Novaris Equity, une SIBA. C'est quoi, une SIBA ?

Une SIBA est une Société d'Investissement de Business Angels. Cette structure – une SAS - rassemble des business angels individuels qui cherchent à investir collectivement en mutualisant leurs moyens dans des entreprises pour accélérer leur développement. Une SIBA regroupe des actionnaires. Certains business angels débutants, avant de rentrer dans une SIBA, souhaitent bien comprendre tout l’écosystème par une adhésion à une association. Ainsi parallèlement, une association a été créée, VAL'Angels, soutenue par l’Agence du Développement Economique du Val-de-Marne qui souhaitait se doter d'une véritable structure pour accompagner le financement des jeunes entreprises du département.

VAL’Angels créée en 2008 (une cinquantaine de membres) accueille tous les BA qui souhaitent s'impliquer dans cette démarche et découvrir l'activité de financement de l'innovation. Créée en 2008, Novaris Equity compte aujourd'hui 35 actionnaires, et une cinquantaine est prévue à mi-2010. Elle a effectué 6 investissements jusqu'à présent, et son objectif est de participer au développement d'une quinzaine de projets sur la durée de vie de la SIBA (8 ans). La souscription est ouverte jusqu'à juin 2011.

Quel est l'intérêt d'une SIBA pour les entrepreneurs ?

Pour les entrepreneurs, c'est la possibilité d'obtenir des financements plus importants que s'ils s'adressaient à des business angels, un par un, et c'est aussi un moyen de mettre en place, par un pacte d’actionnaire adapté, un actionnariat réduit mais beaucoup plus efficace dans la gouvernance et le développement.

Les SIBA permettent également de combler efficacement le fameux "equity gap", c'est-à-dire le "trou d'air" entre le love money (quelques dizaines de milliers d'euros pour la création ) et le venture capital (quelques millions d'euros pour le développement). Pour prendre une image, je dirais que les BA sont les "accoucheurs" des projets d'entreprise alors que les VCs sont les éleveurs. Les BA jouent un rôle stratégique pour faire grandir le "bébé" dans de bonnes conditions depuis sa naissance et pendant ses premières années de vie, là où l'avenir se détermine et où l’entreprise acquiert sa valeur.

Et pour les business angels ?

Pour les BA, outre les avantages fiscaux attachés à ce type d'investissement (IRPP et ISF) , c'est la possibilité de bénéficier d’un « deal flow » plus important sur des projets présélectionnés, de mutualiser leurs fonds et de limiter leurs risques en répartissant leurs mises sur plusieurs dossiers dans des placements diversifiés et équilibrés. A titre d'exemple, Novaris Equity s'intéresse au secteur des TIC, mais aussi aux services (à la personne et aux entreprises) ou encore à la santé ou à l'énergie. Cependant, être investisseur au sein d'une SIBA laisse toute possibilité d'investir à titre personnel, ce qui offre le maximum de souplesse dans ses choix. Nous voyons ainsi régulièrement des dossiers où des personnes physiques investissent à la fois au travers d'une SIBA et à titre personnel. C’est le cas de certains investissements réalisés par Novaris Equity; l'effet de levier de la SIBA joue ainsi à plein.

Quelles sont les tendances du financement par les business angels aujourd'hui ?

La première grande tendance que je constate, c'est la structuration et la professionnalisation de cette activité depuis 2 ou 3 ans. L'investisseur individuel fortuné qui met un ticket de plusieurs centaines de milliers d'euros dans un projet existe toujours, mais les petits investisseurs se regroupent de plus en plus pour industrialiser leur approche et avoir un impact plus important dans le développement des entreprises qu'ils accompagnent. Les SIBA adoptent désormais les mêmes outils et les mêmes processus que les VCs. Elles montent des comités d'investissement très professionnels et font appel aux meilleurs experts pour évaluer le potentiel et le risque associés à chaque dossier. De fait, les VCs voient aujourd'hui d'un très bon oeil la présence de BA dans une startup, car c'est le signe pour eux que la société fait déjà l'objet d'une attention soutenue et que les risques de gros investissements sont ainsi plus limités.

La deuxième grande tendance, c'est l'implication de plus en plus importante des seniors dans l'accompagnement des jeunes pousses, un vivier à mieux exploiter. De nombreux chefs d'entreprise ou cadres dirigeants qui ont cessé leur activité se prennent au jeu et, si investir dans une SIBA est un moyen efficace pour eux de réduire leurs impôts, ce n'est pas la motivation principale de leur engagement. Ce qui motive véritablement les BA, c'est la possibilité qui leur est offerte d'aider la jeune génération à réussir dans la création et le développement d'entreprise par un accompagnement adapté. Il n'y a pas de plus grande satisfaction pour un patron ou ex-patron qui a réussi que de partager son savoir-faire et, en quelque sorte, de connaître une seconde réussite "par procuration".

Que doivent faire les entrepreneurs pour séduire les business angels ?

Face à des BA de plus en plus professionnels, les entrepreneurs doivent se montrer à la hauteur, et il faut reconnaître qu'ils ont encore des efforts à faire, notamment dans la partie business. Nous recevons encore trop souvent des dossiers qui proposent des technologies très innovantes, mais qui ne parlent pas du marché ou des marchés adressés. J'estime que 70% des dossiers que je vois passer manquent de dimension économique. Pour les hommes d'affaires que sont les BA, avec une perspective de sortie à terme, ce qui compte avant tout, c'est de comprendre comment les porteurs de projet vont créer et développer du business.

Les questions fondamentales auxquelles les entrepreneurs doivent répondre clairement, que ce soit en 5 minutes ou en 50 minutes, c'est :

  • quelle est l'offre et quel est son avantage concurrentiel ?
  • à qui s'adresse-t-elle?
  • quelle est la cible ? Qui est prêt à payer et combien ?
  • quel est le modèle économique et le business plan correspondant ?
  • quelle est la création de valeur et à quelle échéance ?
  • quel est "l'ancrage" (la légitimité) des porteurs de projet par rapport au marché visé ?

Au final, les BA veulent comprendre s'il y a une réalité économique au projet ou non et si l'équipe va tenir le choc. Un bon projet, c'est à 50% un bon business et à 50% une bonne équipe, et pour détruire une légende qui court sur le milieu du financement, je peux vous dire qu'un bon projet n'a pas de problème pour être financé par des fonds privés venant de BA en co-investissement et des fonds publics. Ce qui veut dire à l'inverse que si le projet ne trouve pas de financement, c'est que l'entrepreneur doit se poser sérieusement des questions sur la solidité ou la légitimité de sa démarche.

Quels conseils donneriez-vous à un entrepreneur qui veut lever des fonds ?

Montrer qu'il est un vrai businessman et qu'il s'est posé les bonnes questions pour mettre tous les atouts de son côté :

  • quel est le marché que l'on veut adresser, pour y faire quoi et dans quelles conditions ?
  • l'offre est-elle en adéquation par rapport à ce marché et à ses besoins ?
  • que faut-il faire pour préparer son arrivée et commercialiser l'offre sur le marché ?
  • quelle intelligence, quelle équipe dois-je rassembler autour de moi pour maximiser mes chances de réussite ?
  • quels sont mes vrais besoins de financement (ni trop ni trop peu), et sur quelle base de valorisation ?

Il n'y a pas de miracle : face à des pros, il faut se montrer pro. C'est la seule mesure valable dans le monde des affaires.

Merci Lucien et bon courage pour la suite !

Si vous voulez en savoir plus sur Novaris et VAL'Angels, envoyez un email à llapasin@novaris.fr

Thursday Nov 13, 2008

La startup du jour

Avec Koeos, nous initions une série d'interviews de startups membres du programme Sun Startup Essentials.

Bonjour Olivier, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis Olivier Cahané, 25 ans, co-fondateur de Koeos. Après avoir terminé HEC, j’ai commencé ma (longue ;-) carrière en tant que consultant en sécurité informatique, puis chez Celebros (une start-up qui développe des solutions de recherche et merchandising pour le e-commerce), en tant que directeur business developpement en France.

Koeos, c'est quoi ?

Koeos est une plateforme Internet de levée de fonds destinée aux PME à l’amorçage et en early stage. Elle se distingue des autres solutions de financement par deux aspects :

- l’entrepreneur lève des fonds auprès de son réseau privé et professionnel, par syndication de participations plus ou moins importantes,

- notre solution, entièrement en ligne, prend en charge le processus de levée de fonds de bout en bout : présentation du projet, gestion des invitations, collecte des fonds et génération de la documentation juridique.

Où en êtes-vous de votre développement aujourd'hui ?

Nous sommes actuellement en phase de beta privée : nous testons notre application en réalisant des levées de fonds sur des sociétés d'amis. D'ici quelques semaines, nous allons pouvoir ouvrir la plateforme et lancer un concours de start-ups avec un financement d'au moins 10.000€ à la clé.

Pourquoi avoir adhéré au programme Sun Startup Essentials

Je pense que le partenariat Sun/Koeos peut se développer selon deux axes : l'un technique, l'autre business.

D'un point de vue technique, nous avons choisi d'adhérer au programme Sun Startup Essentials pour pouvoir mettre en question les choix d'architecture technique que nous avons effectués et avoir accès à des conseils gratuits nous permettant de prévoir une éventuelle montée en charge.

D'un point de vue business, nous souhaitons apporter notre savoir-faire et notre technologie pour encadrer les start-ups du programme dans leur toute première levée de fonds.

C'est quoi les prochaines étapes pour vous ?

Pour nous, les prochaines étapes sont de lancer le service avec l'organisation de ce concours, d'observer les réactions du marché, puis de mettre en place une roadmap pour une seconde version du site.

Merci Olivier !

Pour en savoir plus : www.koeos.com

Vous pouvez aussi écrire directement à : olivier@koeos.com


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