Wednesday Feb 17, 2010

Travail en équipe : les clés de l'efficacité

Une fois n'est pas coutume, je vais vous parler d'un livre très intéressant sur la manière de booster l'efficacité et la créativité d'un groupe, car je trouve qu'il s'applique particulièrement bien au contexte des startups. Pour moi, le succès d'un projet repose en grande partie sur la capacité de l'équipe à bien travailler ensemble et à prendre les bonnes décisions au bon moment. Or, le travail en groupe, c'est comme le vélo, ça s'apprend. Il existe quelques règles simples à respecter pour tirer le meilleur d'un collectif, quelle que soit la situation à laquelle il est confronté, et c'est tout le mérite de Comment travailler ensemble de Dominique Fauconnier et Annie Madrières que de proposer des outils pratiques pour, par exemple, sortir d'un conflit, trouver rapidement des idées nouvelles, faire émerger des opportunités auxquelles on n'avait pas pensé, et tout cela avec un investissement minimum en temps et en énergie. Le bouquin est très didactique et donne de nombreux exemples concrets d'application.

Il se trouve que je connais l'un des auteurs, Dominique, et que j'utilise avec lui depuis plusieurs mois certains de ses outils. Je peux vous assurer que les résultats sont spectaculaires et je vous recommande chaudement la lecture de ce livre si vous voulez améliorer votre efficacité en tant qu'entrepreneur, chef d'entreprise ou responsable d'une équipe projet.

Wednesday Feb 10, 2010

Webinar sécurité pour applications Web: conclusion

Merci d'avoir assisté au webinar sur la sécurité  pour les applications Web, et merci pour vos questions. Cette présentation était réservée aux membres du programme Sun Startup Essentials. Comme promis, voici une liste de liens utiles qui viennent compléter les sujets abordés pendant la présentations[Read More]

Tuesday Jan 26, 2010

Le schema d'infrastructure Web

La semaine passée, j'ai eu le plaisir d'échanger avec deux startups du Web membres du programme Sun Startup Essentials. Nous avons réfléchi ensemble à des problématiques de montée en charge et de disponibilité. Dans ce type de discussion, je demande toujours si il existe un schéma de l'infrastructure informatique.[Read More]

Monday Jan 25, 2010

Webinar sécurité pour applications Web

Mercredi 10 Février, rejoignez-nous pour un Webinar sur la sécurité des applications Web.[Read More]

Thursday Jan 21, 2010

Sun partenaire de la Startup Academy 2010

Sun Startup Essentials est à nouveau partenaire de la Startup Academy pour l'édition 2010. Ce programme d'accompagnement de startups en est à sa troisième session. Près de 250 startups ont présenté leur candidature depuis la première édition en novembre 2008 pour pouvoir bénéficier d'un accompagnement complet et personnalisé par un panel d'experts. Désormais, le programme est permanent. Les entrepreneurs peuvent poser leur candidature à tout moment pour participer à la compétition. Celle-ci aura lieu du 5 mars (date limite de dépôt des candidatures) au 13 avril (date d'annonce des résultats). Chaque candidature est publiée sur le blog de la Startup Academy, ce qui offre aux entreprises qui concourent une visibilité prolongée et une opportunité supplémentaire de mieux se faire connaître du public, des investisseurs et des partenaires potentiels.

Wednesday Jan 20, 2010

La Startup du jour : Tigerlily

Bonjour Matthieu , peux-tu te présenter en quelques mots ?

Bonjour Laurent, je m'appelle Matthieu Chéreau et je dirige Yeasty Mobs, la société éditrice de Tigerlily. J'ai fondé la société il y a trois ans avec Nicolas Mérouze autour d'une passion commune pour Ruby On Rails. Par la suite, Mathieu Fosse et Guillaume Simon nous ont rejoints, apportant à la société une dimension nouvelle. Nous sommes alors devenus une agence spécialisée dans les médias sociaux puis éditeurs.

Tigerlily, c'est quoi ?

Tigerlily est une suite d'applications permettant de personnaliser et de gérer les fanpages Facebook. Tigerlily offre également des services en community management pour permettre à ses clients de tirer pleinement parti de ces applications.

Où en êtes-vous de votre développement aujourd'hui ?

Nous avons lancé le Facebook Page Management System (FPMS) Free et le FPMS Pro il y a deux mois, peu avant LeWeb'09. Notre offre s'est depuis enrichie et comporte aujourd'hui pas moins de 6 applications :

  • Tigerlily (FPMS) est notre fer de lance. Véritable CMS pour Fanpages, il permet de gérer l'apparence et le contenu d'un onglet. Doté d'un outil d'édition CSS inédit et d'un grand nombre de modules de personnalisation, il offre également un grand nombre de statistiques. Cette application a notamment été utilisée par Orange Cinema Series et Konbini. Elle est disponible dans une version gratuite.
  • Tigerlily Contest permet d'organiser simplement des contests sur une base récurrente : les formulaires sont personnalisables, des options permettent d'encourager les visiteurs à devenir fans et à viraliser les concours.
  • Tigerlily Instant Win permet, sur le même modèle que Tigerlily Contest, d'organiser des concours éclairs, et de façon très virale.
  • Tigerlily Music que nous avons déjà utilisé à 2 reprises pour Universal Music
  • Tigerlily Vidéo que nous avons utilisé pour Konbini
  • Tigerlily ideas qui permet de faire participer les fans, de recueillir et de classer leurs avis

A cela s'ajoutent des services allant de l'audit de communautés au conseil en community management, en passant par la formation en community management.

En termes de business, nous utilisons en ce moment ces applications pour plusieurs gros clients, notamment Orange, Universal music et Konbini. Nous rencontrons par ailleurs un grand nombre d'agences de publicité et envisageons avec elles des pistes de collaboration. Nous mettons également en place une offre commune avec Facebook, afin de proposer à nos clients des packages incluant des applications Tigerlily et des campagnes de publicité engageantes.

Bref, nous sommes dans une phase d'accélération : nous devons répondre aux demandes tout en poursuivant nos efforts en matière de R&D.

Pourquoi avoir adhéré au programme Sun Startup Essentials ?

Sun est une société qui est très investie dans l'Open Source. Elle avait accueilli il y a quelques années un RailsCamp dans ses locaux parisiens. La première raison est une affinité de culture. La seconde est purement humaine, et tient au feeling que j'ai eu lors de ma première conversation avec toi, Laurent. Enfin, il est certain que l'équipe technique (Nicolas Mérouze, Mathieu Fosse et Vincent Hello) est susceptible de trouver chez Sun des conseils et du matériel qui peuvent nous être utiles.

C'est quoi les prochaines étapes pour vous ?

  • être identifié par les plus grandes entreprises françaises comme l'acteur de référence pour faire du marketing sur Facebook
  • nouer et consolider des partenariats avec les plus grandes agences de publicité françaises
  • nous développer rapidement à l'étranger, en appliquant les règles qui auront fait notre succès en France

Et toujours :

  • proposer des outils toujours plus innovants et des conseils uniques en Community management
  • garder le focus sur l'utilisateur final, qu'il s'agisse d'une entreprise ou d'un particulier

Merci Matthieu. Bravo pour votre distinction @LeWeb'09 et bon courage pour la suite !

Si vous voulez en savoir plus sur Tigerlily, vous pouvez envoyer un emai à mc@tigerlilyapps.com

Monday Jan 18, 2010

La Startup du jour : Big5media


Bonjour Karim , peux-tu te présenter en quelques mots ?

Bonjour, je m'appelle Karim Zeroual. J’ai fondé Big5media en 2008, après avoir passé 12 ans chez Orange. J’ai occupé des postes marketing, vente et service client. J’ai aussi travaillé à de nombreux lancements d’offres, et à des projets internationaux. Toutes ces expériences dans le monde des télécoms et au contact des clients m’ont donné une vision terrain, utilisateur final. C’est sur ces bases que j’ai fondé Big5media. Les principes en sont simples : construire des offres multimédia utiles et pratiques, et placer l’utilisateur au centre des préoccupations.

Big5Media, c'est quoi ?

Un éditeur d’applications mobiles utiles et pratiques : les mobiciels®. Nous travaillons aussi bien sur Androïd, Iphone, que sur J2ME (Blackberry compris).

Nous avons une clientèle BtoB à laquelle nous offrons une gamme de prestations qui débute par du conseil en stratégie mobile, puis nous assurons la conception et le développement des applications, et, in fine, nous gérons la distribution, le suivi, et la mise à jour des applications.

Par ailleurs, en BtoC, nous développons notre propre catalogue d’applications pour le grand public. Les thèmes que nous retenons sont la santé, l’éducation, et la vie quotidienne.

Où en êtes-vous de votre développement aujourd'hui ?

Nous avons beaucoup investi en 2009, et sommes 5 personnes aujourd’hui.  Le développement de notre catalogue avance bien. Nous bouclerons en février « Mobi’life 2010 », un concours étudiant de développement d’applications mobiles. Les lauréats se verront proposer un contrat de distribution sur la France, puis l’Europe. Par ailleurs, Big5media a reçu le Prix Coup de Cœur du Concours Talents 2009.

Pourquoi avoir adhéré au programme Sun Startup Essentials ?

Je crois qu’il est essentiel de rester ouvert aux contacts, de fonctionner en réseau. De plus, nous sommes promoteur du J2ME et des technologies Java. Ce programme à aussi beaucoup d’avantages très concrets.

C'est quoi les prochaines étapes pour vous ?

Le 3GSM World, à Barcelone en févier 2010. Nous serons exposants, c’est une belle opportunité. De plus, nous allons conclure la première édition de Mobi’life 2010, le concours de développement d’applications mobile dont SUN est partenaire. Nous avons aussi quelques produits en développement, mais pour l’instant nous ne communiquons pas sur la R&D.

Merci Karim, et bon courage pour la suite !

Si vous voulez en savoir plus sur Big5media, vous pouvez envoyer un email à karim.zeroual@big5media.com

Friday Jan 15, 2010

La Startup du jour : JeeMeo

Bonjour Eric , pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Bonjour, je m'appelle Eric Fournil. J'ai une formation d'ingénieur en informatique, 16 ans d'expérience professionnelle dans le développement et l'encadrement de projets informatiques, dans des environnements très variés allant de la startup à la multinationale.
Début 2009, j'ai rencontré Yan Saunier, ex-directeur des opérations chez Eptica, et nous avons décidé de créer JeeMeo pour apporter une solution aux entreprises dans le domaine du Social CRM. Très rapidement, nous avons été rejoints par Olivier Brousse, ancien CRM Operation Manager chez SAP, et nous avons démarré l'activité en Août 2009.


JeeMeo, c'est quoi ?

JeeMeo adresse la problématique majeure des entreprises sur les 5 ans à venir : intégrer les médias sociaux dans leur relation client. Nous proposons une offre complète de social CRM, dans le but d'augmenter les ventes et de réduire les coûts de support de nos clients.
En pratique, nous avons développé une application, disponible en mode SaaS, qui étend le site web de l'entreprise pour faire dialoguer les clients entre eux et avec les employés de l'entreprise. Nous sommes aussi capables de professionnaliser l'usage de Facebook en contrôlant et en exploitant les contenus de la Fanpage deployée par l'entreprise.
Enfin, nous savons interfacer notre solution avec le CRM existant dans l'entreprise afin de tirer toute la valeur de ces échanges communautaires et d'utiliser ce nouveau canal de communication dans les processus de relation client.
Et comme ces sujets sont nouveaux pour les entreprises, nous leur proposons un accompagnement adapté à leur niveau de maturité, pour les aider à s'approprier ces nouveaux usages, ainsi que des services  d'animation et de modération leur permettant  de  tirer le meilleur  parti de leur communauté.

Où en êtes-vous de votre développement aujourd'hui ?

Notre dernière version commercialisable est sortie en novembre 2009. Nous avons référencé nos premiers partenaires à la fois technologiques et commerciaux. Nos premières références clients arrivent en ce début d'année.

Pourquoi avoir adhéré au programme Sun Startup Essentials ?

En tant qu'éditeur de logiciel en mode SaaS, nous allons tôt ou tard être confrontés au problème de la montée en charge de nos solutions. Le programme Sun Startup Essentials me semble très bien adapté pour nous préparer à cette échéance. Nous souscrivons au programme, à la fois pour obtenir des conseils ou des formations techniques, et aussi pour pouvoir bénéficier de serveurs et de services d'hébergement adaptés et au meilleur prix.

C'est quoi les prochaines étapes pour vous ?

L'année 2010 est une année chargée pour JeeMeo. Sur le plan technique, plusieurs chantiers sont planifiés, allant de l’analyse sémantique aux passerelles avec les solutions majeures de CRM. Enfin, pour accélérer notre développement et préparer l'ouverture au marché européen, nous prévoyons de finaliser un premier tour de table au printemps.

Merci Eric, et bon courage pour la suite !

Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez envoyer un email à eric.fournil@jeemeo.com

Wednesday Jan 06, 2010

Infrastructure informatique : CAPEX, OPEX, BFR ?

L'avènement de l'hébergement - bientôt du cloud computing - a permis de transformer du CAPEX en OPEX et pour les startups en phase d'amorçage de pouvoir démarrer un projet sans mobiliser beaucoup de capital.

Mais une autre question mérite d'être posée : celle du BFR et de sa variation.[Read More]

Friday Dec 18, 2009

Alexandre Leroy, CEO d'IDIS : comment réussir aux US

Bonjour Alex, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Bonjour, je m'appelle Alexandre Leroy et j'ai créé IDIS en 2001 pour accompagner les entreprises innovantes dans leur développement à l'international. Ce projet est né suite à mon expérience professionnelle au sein d'une agence de développement en Normandie où j'organisais des missions commerciales pour des entreprises innovantes aux USA et en Asie. En fait, ce qui posait problème, c'était le suivi de ces missions. Une fois qu'ils étaient rentrés en France, les chefs d'entreprise étaient pris dans le quotidien et n'avaient plus le temps de mettre en place les actions nécessaires pour développer leur activité à l'étranger. C'est comme cela que l'idée m'est venue de proposer mes services afin de faciliter le travail des PME dans leurs démarches à l'exportation. Aujourd'hui, IDIS compte 15 personnes et réalise un chiffre d'affaires consolidé d'1 million d'Euros.

Quels sont les services que vous proposez ?

Nous proposons de l'accompagnement grâce à des experts au sein de l'entreprise en France et sur place aux Etats-Unis. Nous avons en effet décidé de nous spécialiser sur le marché US. Nous avons une filiale installée à New-York et un accord de partenariat avec un incubateur à Philadelphie, le Science Center, dans le cadre de son Soft Landing Program.

Nous nous concentrons sur deux secteurs d'activité en particulier : les TIC et la santé. Notre savoir-faire a d'ailleurs été reconnu par BNPParibas GTS (Global Trade Services) qui a choisi IDIS comme partenaire pour les projets d'implantation aux USA de ses clients PME.

Qui sont vos clients ?

Nous avons deux grands types de clients : tout d'abord des pôles de compétitivité ou des agences de développement économique pour lesquels nous réalisons différentes missions : études, marketing territorial et événementiel. Nous travaillons ainsi avec l'Agence du Développement du Val-de-Marne. Meet Innov est une de nos réalisations. Ensuite des PME innovantes qui présentent elles-mêmes deux types de profils :

  • de très jeunes sociétés, des startups, qui font appel à nous pour les aider à structurer leur démarche d'approche du marché US. Dans ce cas, nous leur apportons du conseil, nous les mettons en relation avec des consultants spécialisés et nous challengeons leur business plan pour voir s'il tient la route ou non. Dans cette catégorie, nous pouvons citer la société Anticipeo pour laquelle, Richard Domps, son fondateur, nous a sollicités afin d'évaluer ses chances de pénétration du marché américain. L'étude a montré qu'il était encore un peu tôt pour Anticipeo et que l'offre devait gagner en maturité avant d'être présentée là-bas.

  • des sociétés plus établies qui ont déjà tenté leur chance aux US, mais qui ont échoué, pour différentes raisons, ou qui souhaitent une approche professionnelle. Pour ces entreprises, il s'agit d'industrialiser leur démarche et de passer à l'action. IDIS intervient alors pour mettre en place une stratégie d'implantation ou de constitution d'un réseau de partenaires afin de commercialiser une offre. Nous sommes ainsi intervenus pour la société Kayentis, une spin-off d'HP qui propose une solution de numérisation de documents par l'intermédiaire d'un stylo et d’un papier « intelligent », principalement dans le domaine de la santé. Nous avons monté une cellule d'accompagnement sur place et nous avons recruté des dirigeants locaux. Aujourd'hui, cette société se développe très bien aux Etats-Unis.

Quelle est la dynamique à l'export des startups aujourd'hui ?

L'année 2009 a été relativement calme, car la crise a refroidi les ardeurs de nombreuses petites entreprises. Les dossiers ont été repoussés à des jours meilleurs. Il faut dire aussi que ce grand pays fait encore peur à beaucoup de dirigeants. Et les différences culturelles ne facilitent pas la compréhension du contexte local ni la communication. Pourtant, il est plus facile qu'on ne le pense de réussir aux Etats-Unis. C'est un marché très concurrentiel, certes, mais les opportunités y sont innombrables. Il faut simplement bien se préparer pour y faire son trou.

Quels conseils donneriez-vous aux entrepreneurs qui veulent se lancer aux USA ?

Avant tout, professionnaliser leur approche. Quand on est une entreprise, on ne va plus aux Etats-Unis comme on y allait dans les années 60 pour un grand festival de musique en plein air ! On doit être prêt et surtout déterminé à exécuter le plan que l'on a mis au point. Il n'y a rien de plus rédhibitoire pour un américain que de voir un partenaire étranger ne pas faire ce qu'il a dit qu'il allait faire. L'engagement est une notion très forte là-bas. Les Américains veulent sentir que les entrepreneurs étrangers se donnent les moyens de réussir sur leur territoire et qu'ils tiennent parole. C'est la raison pour laquelle nous avons mis au point une méthode de «challengeage » des projets pour voir s'ils résistent à l'épreuve des faits. Cette méthode consiste à mettre en face de l'entreprise les spécialistes du domaine qui connaissent parfaitement le business envisagé et peuvent très vite rendre un avis pertinent sur l'intérêt de se lancer ou pas. Si ces gens-là disent non, c'est que ce n'est pas une bonne idée, du moins pour le moment. De fait, si elle est bien menée, cette phase de challengeage va permettre à l'entreprise de gagner du temps et de l'argent, et, surtout, de savoir ce qu'il faut faire pour y aller sérieusement, plus tard.

Finalement, l'Amérique, ce n'est pas si compliqué que cela. Il suffit juste de prendre la dimension du pays et des exigences qui s'y attachent. Le reste ressemble tout à fait à ce que l'on connaît en Europe et en France en particulier.

Merci Alex et bon courage pour la suite !

Si vous voulez en savoir plus sur IDIS, vous pouvez envoyer un email à leroy@idis.fr

Tuesday Dec 15, 2009

La Startup du jour : Anticipeo

Bonjour Richard, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Bonjour Laurent. Je m'appelle Richard Domps. De formation ingénieur avec spécialisation en statistiques-économie-comptabilité, j'ai passé les 25 premières années de ma carrière dans 4 entreprises importantes comme directeur de projet puis directeur des systèmes d'informations.

Depuis 5 ans, je me suis mis à mon compte et développe un nouveau concept de prévisionnel, en parallèle avec des prestations d'assistance à maîtrise d'ouvrage auprès de quelques entreprises.

Anticipeo, c'est quoi ?

Une offre complète, service plus logiciel, destinée à produire des prévisions détaillées d'activité puis à en suivre précisément l'exécution.

La totalité des grandes entreprises que je connais ont un système prévisionnel qui présente une forte disjonction entre des prévisions globales qui sont souvent élaborées sans base statistique solide et actualisées au rythme semestriel, et d'autres prévisions opérationnelles utilisées par la production et les achats, inutilisées par le système de pilotage.

Pour les PME, le système prévisionnel est encore moins affirmé et la plupart n'ont qu'une vision prévisionnelle très résumée, peu applicable à la gestion quotidienne.

Anticipeo fournit, sans investissement financier et humain, un système d'information prévisionnel très précis utilisable aussi bien pour le pilotage global que par les opérationnels des fonctions ventes, marketing, trésorerie, production et achats.

De plus, comme l'essentiel du travail humain (du moins en volume) est effectué en dehors de l'entreprise (par les ingénieurs d'Anticipeo), le coût global en est très modéré, car il n'y a aucune charge de personnel interne supplémentaire.

Vous considérez que c'est un service ou un logiciel ?

En fait, c'est les deux. Comme un service, c'est simple d'utilisation, contrôlé et vérifié préalablement par des professionnels du domaine (statistiques), sans investissement, avec une charge de travail interne minimale (disons quelques dizaines de minutes par mois).

Comme un logiciel, c'est accessible en temps réel, modifiable, interrogeable selon divers axes et divers regroupements. Les utilisateurs (aussi bien les professionnels que les responsables de l'entreprise) ont la main sur les résultats et peuvent les retravailler aisément.

Enfin, étant à la fois service et logiciel, la production est industrialisée, ce qui lui confère un coût très compétitif, bien plus faible que toute solution alternative, soit "manuelle" (via tableur dansl la plupart des cas), soit logicielle.

Quel est le profil type de l'utilisateur ?

Une entreprise qui comprend l'intérêt de piloter son activité en se tournant vers l'avenir, mais qui ne souhaite pas consacrer beaucoup de moyens et d'énergie pour élaborer un système prévisionnel détaillé et fiable.

Où en êtes-vous de votre développement aujourd'hui ?

Anticipeo a été développé, testé et expérimenté entre 2006 et 2008. En 2009, nous avons amélioré techniquement et fonctionnellement l'offre en travaillant sur la diminution des temps de traitement et sur le versioning budgétaire (l'entreprise peut gérer en parallèle plusieurs hypothèses budgétaires initiales et actualisations ultérieures). Depuis cette année, nous avons nos premiers clients réguliers.

Pourquoi avoir adhéré au programme Sun Startup Essentials ?

Essentiellement pour un support technique, notamment sur les volets :

  • optimisation technique des outils (essentiellement les temps de réponse)
  • techniques de communication

Et aussi pour entrer dans un cercle de compétences informatiques et faire connaître notre offre.

C'est quoi les prochaines étapes pour vous ?

L'aspect technique est bien adressé : il ne reste plus qu'à dérouler le plan d'optimisation et poursuivre le développement de compléments fonctionnels déjà dans les cartons ou à la demande de nos clients.

Le déploiement commercial sera plus délicat, car :

  • quand on dit simple, l'interlocuteur entend rudimentaire
  • quand on dit précis et détaillé, l'interlocuteur pense complexe et cher
  • quand on dit peu onéreux, l'interlocuteur pense gadget peu utile
  • et quand on dit fiable, là il dit "impossible" (surtout s'il n'a jamais essayé)

En tête-à-tête, on arrive assez bien à faire comprendre que, même si elle s'apparente aux offres logicielles "classiques" (pas si classiques que cela, car leur diffusion est faible), l'offre Anticipeo est, dans la pratique, presqu'à l'opposé en termes de complexité, de coût, d'investissement financier et humain et même de pouvoir explicatif.

La grosse difficulté est d'entrer en contact avec les managers qui ont le sens de l'innovation et le souci de la performance, au moment où ils peuvent avoir une écoute objective et sans a priori. Une évidence, mais d'autant plus réelle que nous semblons proches des solutions purement logicielles dont les caractéristiques opérationnelles sont très différentes et forment donc un frein à la compréhension.

Autre difficulté, l'offre est innovante mais s'adresse aux activités qui ont une certaine récurrence, ce qui exclut précisément les entreprises qui sont sur de nouvelles activités. Nous sommes donc à la recherche de dirigeants innovants, mais sur des activités plutôt classiques de production, distribution ou de services.

Ce long développement pour indiquer que notre prochaine étape va être centrée sur le marketing, la communication, la sémantique... voire même la psycho-sociologie du management, n'hésitons pas ! S'il y a des lecteurs qui ont de bonnes idées, qu'ils n'hésitent pas à nous contacter.

Merci Richard, et bon courage pour la suite !

Si vous voulez en savoir plus sur Anticipeo, envoyez un email à rdomps@anticipeo.com

Monday Dec 14, 2009

La Startup du jour : GenoSplice

Bonjour Pierre, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Bonjour, je m'appele Pierre de la Grange et j'ai commencé ma carrière professionnelle au sein d’une équipe INSERM où J'ai passé 4 ans à préparer mon Doctorat. Au cours de cette thèse, J'ai joué un rôle clé dans le développement de solutions bioinformatiques dédiées à l’étude de l’épissage tel que FAST DB. FAST DB est aujourd’hui l’une des bases de données de référence sur l’épissage alternatif dans le monde. Après ma thèse, jai été recruté en stage post-doctoral par EURASNET, le Réseau Européen d’Excellence sur l’Epissage Alternatif. En novembre 2008, J'ai créé GenoSplice technology.

Par ailleurs, je suis l’auteur de plusieurs publications parues dans des revues internationales à comité de lecture et j'ai présenté ces travaux lors de nombreux congrès et workshops en France et à l’étranger, certaines de ces présentations ayant remporté un prix.

Je suis Docteur en Biologie (spécialité «Thérapeutiques Biotechnologiques»). Je suis également titulaire d’une Maîtrise de Biochimie, d’un Diplôme Universitaire d’Informatique et d’un DESS d’Ingénierie Génomique Fonctionnelle.

Je me suis associé à Marc Rajaud qui a commencé sa carrière en 2000, en tant qu'auditeur au sein du cabinet PricewaterhouseCoopers pour intégrer en 2005, en tant que manager, le département Transactions Services où il a eu l'occasion d'accompagner des entreprises dans leurs investissements, les conseillant dans leurs phases d'achat ou vente d'actifs, et optimisant le coût de l'opération en particulier sur les problématiques financières, fiscales et comptables. En 2008, il a démissionné et s'est consacré pleinement à des missions de conseil en indépendant pour des sociétés dans les nouvelles technologies. Parallèlement, il a commencé à développer et à structurer avec moi le projet de création d’entreprise, jusqu’en septembre 2008, où il a décidé alors de se consacrer entièrement à GenoSplice technology. Marc Rajaud est diplômé d'expertise comptable.

GenoSplice, c'est quoi ?

Créée en Novembre 2008 et incubée par Genopole, GenoSplice technology est une société de biotechnologie experte dans l’épissage alternatif et dont le savoir-faire a été acquis au sein du Réseau Européen d’Excellence sur l’Epissage Alternatif (Eurasnet). Son cœur de métier est de développer principalement des outils de bioinformatique très innovants autour de l’analyse de la régulation des gènes, du transcriptome, de l’épissage alternatif, adaptés aux puces Exon Array et prochainement au séquençage à haut débit.

GenoSplice assure des prestations de service à façon autour du transcriptome et de l’épissage alternatif pour l’industrie pharmaceutique, les entreprises de biotechnologie, les laboratoires de recherche publique comme les acteurs agronomes ou agro-alimentaires.

L’orientation de GenoSplice consiste à identifier de nouveaux biomarqueurs issus de l’épissage alternatif en partenariat avec les acteurs de la biotechnologie et de la pharmacie, en prestation de services. A ce jour, notre plateforme technologique nous a permis d’identifier des marqueurs de réponse et de stade de développement de tumeurs dans le cancer du sein. Nous sommes persuadés de la pertinence de marqueurs issus de l’épissage alternatif à des fins de diagnostic.

L’activité de services de GenoSplice repose sur une plateforme technologique à forte valeur ajoutée qui permet de traiter les données issues des puces de dernière génération (un minimum de 40 millions de données pour les puces Exon Array) et d’obtenir des résultats pertinents (taux de validation supérieur à 80%). Grâce à son activité et son partenariat avec le réseau Eurasnet, GenoSplice reste à la pointe de la recherche sur l’épissage alternatif.

Notre offre de services comprend :

FAST DB : un accès sécurisé à une base de données entretenue et enrichie en permanence qui permet une interprétation biologique des résultats expérimentaux de l’épissage alternatif chez l’homme et la souris.

EASANA : un système de visualisation et un système d’analyse des données issues de différentes puces ADN Exon Array d’Affymetrix, Human Genome Wilde Splice Array d’Exonhit Therapeutics et SpliceExpress Whole Spliceome de Jivan.

GS Advisory : design de sondes pour puces à façon, interprétation biologique, développement d’outils de bioinformatique spécifiques.

Nous avons par ailleurs des développements techniques en cours. L'activité R&D de GenoSplice se tourne vers le développement de solutions bioinformatiques innovantes qui seront adaptées aux nouvelles technologies. En effet, depuis la commercialisation des puces Exon Array en 2005, d’autres technologies dédiées à l’analyse de l’expression des gènes ont vu le jour, notamment les puces «Junction Array» et le séquençage à haut-débit. A l’heure actuelle, GenoSplice a lancé un programme visant à développer une plateforme d’analyse dédiée aux puces «Junction Array».

Pourquoi avoir adhéré au programme Sun Startup Essentials ?

Grâce au programme Sun Startup Essentials, GenoSplice va pouvoir se constituer le parc informatique nécessaire en regard de ses développements actuels et futurs, notamment en vue du développement de systèmes d’analyse dédiés au séquençage à haut-débit. GenoSplice va également bénéficier du savoir-faire de Sun pour renforcer sa sécurité informatique, ainsi que pour mettre en place son système de stockage et de sauvegarde des données.

C'est quoi les prochaines étapes pour vous ?

Le développement de nouveaux systèmes d’analyse permettra à GenoSplice de renforcer son catalogue de services mais permettra également de les appliquer en interne dans le cadre de ses projets de R&D. En particulier, GenoSplice lancera en 2010 trois projets d’identification de biomarqueurs moléculaires de réponse à des traitements d’hormonothérapie et de chimiothérapie en oncologie à partir d’évènements d’épissage (notamment cancer du sein, du colon et de la prostate).

Merci Pierre, et bon courage pour la suite !

Si vous voulez en savoir plus sur GenoSplice, envoyez un email à pierre.delagrange@genosplice.com

Thursday Dec 10, 2009

La Startup du jour : NetVitesse



Interview de Pierre Boucher, de NetVitesse

Bonjour Pierre, pouvez-vous présenter NetVitesse ?

NetVitesse est une jeune startup créée fin 2008 dans les NTIC. Elle travaille aux côtés d'un partenaire mondial Mitel, equipementier en Communications IP (software + hardware).

Nous sommes un éditeur de logiciels spécialisé dans le domaine de la téléphonie sur IP et de l’intégration téléphonie/informatique (CTI), et plus largement de l'intégration avec le SI de l'entreprise et de ses applications métiers. Nous bénéficions ainsi d'un large réseau de distribution à travers les différents marchés verticaux sur lesquels oeuvre Mitel.

Où en êtes-vous de votre développement aujourd'hui ?

Applications VoIP-IT

Nous sommes une "software house" de Mitel, complétant leur suite logicielle à travers des applications à valeur ajoutée (SSO pour la téléphonie, connecteur à des outils de CRM, gestion unifiée des annuaires).

Solutions de back office

Nous avons également développé des connaissances uniques d'administration et de gestion de ces solutions Mitel (IPBX, logiciels, terminaux). La gestion d’un écosystème devient en effet de plus en plus complexe et les procédures de base, par exemple la simple création d'un compte suite à l’arrivée d’un nouvel employé, demandent un certain nombre de tâches qu’il faut savoir effectuer dans le bon ordre, de manière rigoureuse alors que les mêmes informations sont demandées plusieurs fois. De plus, la maintenance et l’utilisation des services peuvent vite se révéler déroutantes face à la multiplication des interfaces différentes pour chaque module proposé. NetVitesse a donc développé un outil d’administration unique, NVConnect, qui permet le provisioning et le monitoring unifiés de l'environnement VoIP d'un client, la gestion des clusters, ainsi que des outils d'inventaire et de maintenance. Mais aussi et surtout, nous intégrons les processus business des entreprises à cette brique qu'est la téléphonie sur IP.

Nous réalisons ainsi des missions de développement auprès des grands comptes Mitel dans le monde ainsi que des fournisseurs de services Mitel.

Pourquoi avoir adhéré au programme Sun Startup Essentials

Sun Startup Essentials nous permet de réaliser nos développements sur des plateformes aux configurations et prix très intéressants pour une structure comme la nôtre.

C'est quoi les prochaines étapes pour vous ?

La prochaine étape, déjà bien avancée, consiste à développer une plateforme ouverte de services de localisation Indoor (multi-technologies, multi-usages). Nous avons remporté un premier contrat important avec le Ministère de la Justice Hollandais pour équiper l'ensemble des 70 prisons des Pays Bas. Nos premiers travaux et réalisations portent actuellement sur :

  • une automatisation des services de téléphonie en fonction de la position des utilisateurs mobiles (DECT)
  • le suivi en temps réel des gardes, la gestion des alertes et le développement d'une GIS (interface de visualisation des personnes)
  • un système complet de messagerie et de notification via l'interface utilisateur

Cette plateforme intègrera par la suite de la localisation via Wifi pour étendre les services possibles : applications de traçabilité, repérage dans un nouveau bâtiment, sécurité, optimisation des ressources...

Merci Pierre, et bon courage pour la suite !

Si vous voulez en savoir plus sur NetVitesse, vous pouvez envoyer un email à pierre.boucher@net-vitesse.com

Tuesday Dec 08, 2009

Rencontre avec Lucien Lapasin, un BA engagé !

Lucien Lapasin est administrateur de Novaris Equity, une société d'investissement de business angels et Vice-Président de VAL'Angels, une association de business angels du Val-de-Marne.

Bonjour Lucien. Vous êtes administrateur de Novaris Equity, une SIBA. C'est quoi, une SIBA ?

Une SIBA est une Société d'Investissement de Business Angels. Cette structure – une SAS - rassemble des business angels individuels qui cherchent à investir collectivement en mutualisant leurs moyens dans des entreprises pour accélérer leur développement. Une SIBA regroupe des actionnaires. Certains business angels débutants, avant de rentrer dans une SIBA, souhaitent bien comprendre tout l’écosystème par une adhésion à une association. Ainsi parallèlement, une association a été créée, VAL'Angels, soutenue par l’Agence du Développement Economique du Val-de-Marne qui souhaitait se doter d'une véritable structure pour accompagner le financement des jeunes entreprises du département.

VAL’Angels créée en 2008 (une cinquantaine de membres) accueille tous les BA qui souhaitent s'impliquer dans cette démarche et découvrir l'activité de financement de l'innovation. Créée en 2008, Novaris Equity compte aujourd'hui 35 actionnaires, et une cinquantaine est prévue à mi-2010. Elle a effectué 6 investissements jusqu'à présent, et son objectif est de participer au développement d'une quinzaine de projets sur la durée de vie de la SIBA (8 ans). La souscription est ouverte jusqu'à juin 2011.

Quel est l'intérêt d'une SIBA pour les entrepreneurs ?

Pour les entrepreneurs, c'est la possibilité d'obtenir des financements plus importants que s'ils s'adressaient à des business angels, un par un, et c'est aussi un moyen de mettre en place, par un pacte d’actionnaire adapté, un actionnariat réduit mais beaucoup plus efficace dans la gouvernance et le développement.

Les SIBA permettent également de combler efficacement le fameux "equity gap", c'est-à-dire le "trou d'air" entre le love money (quelques dizaines de milliers d'euros pour la création ) et le venture capital (quelques millions d'euros pour le développement). Pour prendre une image, je dirais que les BA sont les "accoucheurs" des projets d'entreprise alors que les VCs sont les éleveurs. Les BA jouent un rôle stratégique pour faire grandir le "bébé" dans de bonnes conditions depuis sa naissance et pendant ses premières années de vie, là où l'avenir se détermine et où l’entreprise acquiert sa valeur.

Et pour les business angels ?

Pour les BA, outre les avantages fiscaux attachés à ce type d'investissement (IRPP et ISF) , c'est la possibilité de bénéficier d’un « deal flow » plus important sur des projets présélectionnés, de mutualiser leurs fonds et de limiter leurs risques en répartissant leurs mises sur plusieurs dossiers dans des placements diversifiés et équilibrés. A titre d'exemple, Novaris Equity s'intéresse au secteur des TIC, mais aussi aux services (à la personne et aux entreprises) ou encore à la santé ou à l'énergie. Cependant, être investisseur au sein d'une SIBA laisse toute possibilité d'investir à titre personnel, ce qui offre le maximum de souplesse dans ses choix. Nous voyons ainsi régulièrement des dossiers où des personnes physiques investissent à la fois au travers d'une SIBA et à titre personnel. C’est le cas de certains investissements réalisés par Novaris Equity; l'effet de levier de la SIBA joue ainsi à plein.

Quelles sont les tendances du financement par les business angels aujourd'hui ?

La première grande tendance que je constate, c'est la structuration et la professionnalisation de cette activité depuis 2 ou 3 ans. L'investisseur individuel fortuné qui met un ticket de plusieurs centaines de milliers d'euros dans un projet existe toujours, mais les petits investisseurs se regroupent de plus en plus pour industrialiser leur approche et avoir un impact plus important dans le développement des entreprises qu'ils accompagnent. Les SIBA adoptent désormais les mêmes outils et les mêmes processus que les VCs. Elles montent des comités d'investissement très professionnels et font appel aux meilleurs experts pour évaluer le potentiel et le risque associés à chaque dossier. De fait, les VCs voient aujourd'hui d'un très bon oeil la présence de BA dans une startup, car c'est le signe pour eux que la société fait déjà l'objet d'une attention soutenue et que les risques de gros investissements sont ainsi plus limités.

La deuxième grande tendance, c'est l'implication de plus en plus importante des seniors dans l'accompagnement des jeunes pousses, un vivier à mieux exploiter. De nombreux chefs d'entreprise ou cadres dirigeants qui ont cessé leur activité se prennent au jeu et, si investir dans une SIBA est un moyen efficace pour eux de réduire leurs impôts, ce n'est pas la motivation principale de leur engagement. Ce qui motive véritablement les BA, c'est la possibilité qui leur est offerte d'aider la jeune génération à réussir dans la création et le développement d'entreprise par un accompagnement adapté. Il n'y a pas de plus grande satisfaction pour un patron ou ex-patron qui a réussi que de partager son savoir-faire et, en quelque sorte, de connaître une seconde réussite "par procuration".

Que doivent faire les entrepreneurs pour séduire les business angels ?

Face à des BA de plus en plus professionnels, les entrepreneurs doivent se montrer à la hauteur, et il faut reconnaître qu'ils ont encore des efforts à faire, notamment dans la partie business. Nous recevons encore trop souvent des dossiers qui proposent des technologies très innovantes, mais qui ne parlent pas du marché ou des marchés adressés. J'estime que 70% des dossiers que je vois passer manquent de dimension économique. Pour les hommes d'affaires que sont les BA, avec une perspective de sortie à terme, ce qui compte avant tout, c'est de comprendre comment les porteurs de projet vont créer et développer du business.

Les questions fondamentales auxquelles les entrepreneurs doivent répondre clairement, que ce soit en 5 minutes ou en 50 minutes, c'est :

  • quelle est l'offre et quel est son avantage concurrentiel ?
  • à qui s'adresse-t-elle?
  • quelle est la cible ? Qui est prêt à payer et combien ?
  • quel est le modèle économique et le business plan correspondant ?
  • quelle est la création de valeur et à quelle échéance ?
  • quel est "l'ancrage" (la légitimité) des porteurs de projet par rapport au marché visé ?

Au final, les BA veulent comprendre s'il y a une réalité économique au projet ou non et si l'équipe va tenir le choc. Un bon projet, c'est à 50% un bon business et à 50% une bonne équipe, et pour détruire une légende qui court sur le milieu du financement, je peux vous dire qu'un bon projet n'a pas de problème pour être financé par des fonds privés venant de BA en co-investissement et des fonds publics. Ce qui veut dire à l'inverse que si le projet ne trouve pas de financement, c'est que l'entrepreneur doit se poser sérieusement des questions sur la solidité ou la légitimité de sa démarche.

Quels conseils donneriez-vous à un entrepreneur qui veut lever des fonds ?

Montrer qu'il est un vrai businessman et qu'il s'est posé les bonnes questions pour mettre tous les atouts de son côté :

  • quel est le marché que l'on veut adresser, pour y faire quoi et dans quelles conditions ?
  • l'offre est-elle en adéquation par rapport à ce marché et à ses besoins ?
  • que faut-il faire pour préparer son arrivée et commercialiser l'offre sur le marché ?
  • quelle intelligence, quelle équipe dois-je rassembler autour de moi pour maximiser mes chances de réussite ?
  • quels sont mes vrais besoins de financement (ni trop ni trop peu), et sur quelle base de valorisation ?

Il n'y a pas de miracle : face à des pros, il faut se montrer pro. C'est la seule mesure valable dans le monde des affaires.

Merci Lucien et bon courage pour la suite !

Si vous voulez en savoir plus sur Novaris et VAL'Angels, envoyez un email à llapasin@novaris.fr

Monday Dec 07, 2009

OpenCoffee Club Sophia: dernière session de l'année 2009

Le dernier OpenCoffee Club de Sophia aura lieu le jeudi 17 décembre, de 18 à 21h00, , aux Terrasses d'Antipolis, 300 route des Crêtes.
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