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SMCP harmonise ses 1500 boutiques à la mode Oracle Financial Cloud

Oracle Cloud, and Valérie Sturbois

Pour accompagner sa croissance mondiale, le leader du prêt-à-porter choisit Oracle Financial Cloud pour sa puissance, son agilité et sa simplicité. Entretien avec Raphael Asaria, son directeur du contrôle financier.

Créé en 1984, le groupe SMCP (Sandro-Maje-Claudie Pierlot) est devenu l’un des leaders mondiaux du marché du prêt-à-porter et des accessoires. En 2018, la société et ses 5 900 employés ont réalisé un chiffre d’affaires de plus d’un milliard d’euros (dont près de 15% en e-commerce), pour une marge d’Ebidta de 16,9%.

Accompagner la forte croissance et l’entrée en bourse

Ce groupe en forte croissance a multiplié son chiffre d’affaires par 5 ces huit dernières années, porté par un fort développement à l’international. En 2018, l’entreprise a réalisé plus de 60 % de son chiffre d’affaires à l’international, grâce à l’ouverture de 130 points de vente supplémentaires à l’étranger. A titre de comparaison, la France représentait à elle seule 70% des revenus de SMCP en 2012.

« Nous sommes passés d’une PME nationale à un groupe multinational » analyse Raphael Asaria, Directeur du contrôle financier chez SMCP. « Une évolution qui nous obligeait à une mise à niveau afin que nos systèmes et nos processus puissent accompagner cette croissance. Nous avons donc eu de nombreux projets cloud en privilégiant des outils qui favorisent l’omnicanal aussi bien pour le WMS [Warehouse Management System ou Gestion des entrepôts], que pour l’OMS [Order Management System ou Système de gestion des commandes] ou la gestion des approvisionnements. Suite logique : notre division Finances s’est aussi posé la question de cette adaptation des outils. »

L’entrée en bourse de SMCP en octobre 2017 lui impose des obligations réglementaires de suivi financier détaillé afin de tenir les investisseurs informés, ainsi que l’Autorité des marchés financiers (AMF). Une évolution qui a favorisé la démarche d’acquisition d’outils financiers modernes et agiles. L’entreprise lance alors un projet de restructuration sur trois ans sur tous ces systèmes et processus financiers. « Au-delà de la fiabilité dans la production de nos comptes, nous devions répondre aux obligations en termes d’audit et de traçabilité qui nous obligent à disposer de systèmes robustes et évolutifs. D’autant plus que les normes de type IFRS ou locales évoluent chaque jour imposant continuellement de nouvelles règles. D’où la nécessité de pouvoir adapter facilement notre système, à laquelle répond parfaitement une solution sur le cloud pour laquelle l’évolution est à la charge de l’éditeur » explique le directeur financier.

Oracle Financial Cloud en clé de voute mondiale

Pour y parvenir, le groupe SMCP choisit de centraliser sa comptabilité sur un unique ERP : Oracle Financial Cloud. « Cette solution incarne le “core-model” avec un processus harmonisé pour toutes nos filiales dans le monde. En effet, notre développement international ayant été très rapide, nous avions fait appel à des cabinets extérieurs qui utilisent chacun un logiciel comptable » rapporte Raphael Asaria.

Dans ces conditions, difficile d’obtenir une visibilité locale, et plus encore globale, des activités de l’entreprise. « La productivité et l’efficacité en pâtissent, puisque chaque information financière fait l’objet d’une demande passant par différents intermédiaires avant d’aboutir. À l’ère de l’agilité, ce type de processus ne pouvait plus durer ». « Le fait de déployer un outil cloud harmonisé, avec un design “core-model” commun et surtout des règles de gestion et de comptabilisation communes partout dans le groupe, nous permet d’avoir accès à tout moment et à tout endroit à toutes les informations de toutes les filiales.»

L’ouverture de dizaines de boutiques par an à travers le monde (Europe, Amériques et Asie) est un défi permanent pour le département financier de l’entreprise. Une raison supplémentaire qui plaidait en faveur d’Oracle Financial Cloud. « La dimension cloud s’est naturellement imposée pour accompagner notre croissance. En effet, nous ouvrons fréquemment un nouveau pays (voire deux ou trois). Le cloud facilite le déploiement d’un outil comptable à partir d’une solution centralisée que nous maîtrisons, s’appuyant sur des processus communs et connus. Un outil qui peut être déployé par les opérationnels eux-mêmes, en activant simplement une licence supplémentaire. En faisant éventuellement évoluer la base de données, mais cela est à la charge d’Oracle puisqu’il s’agit de cloud » assure Raphael Asaria.

Un terreau humain favorable

Une difficulté majeure dans ce genre de projet tient dans la volonté des employés à vouloir changer. Toutefois, chez SMCP, le contexte s’est très vite avéré favorable.

« Toutes nos équipes finances souhaitant faire évoluer la solution, le projet en a été facilité. Pour des raisons d’intégration et de récupération, le projet a été planifié sur cinq mois. Finalement, il aura nécessité six mois, et l’impatience se faisait fortement ressentir au niveau des équipes. »

Plus de visibilité, de transparence et de partage

Une fois le système harmonisé et les processus homogénéisés, encore fallait-il que le travail des contrôleurs de gestion et de la planification soient simplifiés, en assurant une visibilité globale et fiable de l'activité mondiale. Outre la comptabilité, la direction financière décide donc d’implémenter le module de contrôle de planification Oracle Planning & Budgeting Cloud Service (PBCS) pour conférer plus de transparence encore au système, au sein des équipes et dans leurs échanges. Une démarche qu’illustre le directeur du contrôle financier : « Lorsqu’un contrôleur de gestion se pose une question sur un dépassement budgétaire, il peut par un simple drill-down et un double clic remonter lui-même jusqu’à la pièce comptable (à savoir la facture) pour effectuer son analyse. Plutôt que d’entrer dans une série d’échanges incessants afin d’obtenir les détails indispensables à son travail. D’ailleurs, les équipes financières sont de plus en plus demandeuses pour favoriser les tâches à valeur ajoutée. Si nous pouvons les soulager en modernisant et en automatisant les tâches répétitives à faible valeur ajoutée, cela représentera une opportunité pour faire évoluer les processus, et gagnant en productivité. Et cette image de modernité constitue même un facteur d’attractivité pour les talents à recruter. »

La finance devient partie prenante des plans stratégiques

Riche de plus de 1 450 boutiques dans le monde, SMCP doit également opérer de très nombreuses réconciliations de caisse. Le fait de disposer d’un outil robotisé permet de dégager un temps énorme par rapport à un processus manuel. « Par le biais de ces outils et de ces automatisations, nous nous positionnons réellement comme des “business partners” des opérationnels de l’entreprise » souligne Raphael Asaria, qui conclut : « Ces gains en temps et en productivité nous permettent de positionner les responsables financiers plus sur l’opérationnel et sur des évolutions futures, et donc de participer à des décisions stratégiques comme l’analyse de rentabilité sur une ouverture de point de vente, de contribuer de façon active au plan stratégique, ou encore de participer à des arbitrages sur les projets menés en évaluant -par exemple- les retours sur investissement (financiers, qualité du travail, possibilité d’amélioration… ). »

Retrouvez le témoignage de SMCP, accompagné de Rians, Auchan et Younited Credit, lors de la dernière conférence Oracle Modern Finance à Paris.

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