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Oracle accélère sur le cloud en France

Oracle Cloud, and Emmanuelle Leneuf

Oracle Open World London

#OOWLON, pour Oracle Open World London : la grande messe de l’américain a tenu sa 2e édition européenne à Londres les 12 et 13 février et a réuni près de 8000 personnes à l’Excel de Londres, sur les bords de la Tamise. À cette occasion, Karine Picard, directrice générale d’Oracle France, revient sur les grands enjeux 2020 et nous dévoile sa feuille de route dans cette FlashInterview !

Depuis Londres, c’est un peu son appel du 18 Juin. Nommée en octobre 2019 directrice générale d’Oracle France, Karine Picard n’a pas perdu de temps pour donner un cap ferme au géant américain des progiciels de gestion intégrée (ERP), mais de plus en plus, du cloud et des services. Alors que l’État français reparle de cloud souverain, Karine Picard profite de cette tribune de l’Oracle Open World, dont la 2e édition européenne s’est tenue les 12 et 13 février, pour partager ce message : « Si aujourd’hui l’État veut avancer aussi vite que les défis qui sont en face de lui, il va falloir qu’il dépende de plusieurs cloud providers. » Parmi ces fournisseurs, Oracle bien sûr, qui développe de plus en plus de datacenters en Europe, et qui pourrait installer un datacenter dans l’Hexagone à moyen terme. Et c’est un dossier que Karine Picard se donne pour mission de faire avancer auprès de Safra Catz, la CEO d’Oracle. Le risque encouru si l’État fait cavalier seul ? Pour la DG (dont la FlashInterview est à lire ici) c’est de prendre du retard et de rater des avancées technologiques décisives.

Les 3 priorités en France

Sur la feuille de route de Karine Picard, qui vient de prendre les rênes de la France figurent 3 priorités : rappeler qu’Oracle est un partenaire stratégique de l’État, déjà fortement impliqué que ce soit dans la gestion des impôts ou bien encore le versement des allocations ; transformer l’expérience client d’Oracle en l’orientant vers les services ; et mettre en avant les engagements de la société en matière d’inclusion, de diversité et de respect de l’environnement, les datacenters Oracle en Europe utilisant déjà de l’énergie 100% renouvelable. C’est qu’Oracle est loin d’être nouveau pour Karine Picard, qui y œuvre depuis maintenant 11 ans. Elle était jusqu’à présent vice-présidente en charge de l’activité applications strategy & sales development pour Oracle EMEA.

L’atout ERP dans le cloud

Pour développer la société dans l’Hexagone, la dirigeante va capitaliser sur sa force : son ERP dans le cloud, qui offre bien plus d’agilité que les antiques progiciels sur site. Le cloud permet de toucher des marchés non adressés jusqu’alors, et de séduire des sociétés plus petites comme les ETI. Parmi elles, la néobanque Nickel (Groupe BNP Paribas). Agilité technique, et tarifaire, qui permet aussi de dimensionner le prix aux besoins de l’entreprise, et donc d’ouvrir des débouchés commerciaux. L’offre NetSuite, pour les entreprises réalisant entre 5 et 100 M€ de chiffre d’affaires, permet par exemple de proposer des coûts d’entrée assez faibles et de mettre des projets en place en 3 mois environ. Sur le volet RH, ce sont ainsi 30 à 40% des bases installées qui le sont dans le cloud désormais.

Priorité interopérabilité

L’objectif est ainsi qu’Oracle soit vu « comme un acteur-clé du cloud, tant au niveau applicatif que sur l’infrastructure et la base de données ». Le résultat est déjà visible avec une dynamique commerciale vive en France, motivée par de nouveaux services de clients « cloud natifs », tels que celui de la Caisse nationale d’Allocations familiales, qui a lancé un portail permettant aux allocataires de calculer leur éligibilité aux primes, de percevoir leurs allocations et d’acquitter leurs impôts, le tout, via le cloud Oracle. Le tout de manière interopérable afin de ne pas rendre les clients captifs d’un environnement propriétaire. C’est la clé de voûte de ces nouvelles infrastructures. Oracle est ainsi capable d’exécuter des workloads VMware sur ses serveurs, la filiale d’EMC assurant de son côté le support des produits Oracle.

Depuis juin, le californien peut aussi s’interconnecter aux environnements Microsoft. Et il annoncé lors de #OOWLON que c’était désormais possible en Europe. Signe que l’américain accélère sur le cloud, Oracle a aussi annoncé qu’il intégrait 5 nouvelles régions à son cloud deuxième génération, dévoilé en septembre 2018. Cinq nouvelles régions sont ainsi passées à ce nouveau cloud depuis début février : l’Australie, le Canada, le Japon, les Pays-Bas et l’Arabie Saoudite, portant à 21 le nombre de régions couvertes. Objectif : atteindre 36 pays d’ici la fin 2020.

Oracle ≠ GAFA sur la data

Pour rassurer ses clients et espérer séduire l’État français sur le cloud souverain, Oracle met aussi en avant le cloisonnement des instances physiques et logiques au sein de ses serveurs, évitant la propagation en cas d’attaque. Et rappelle qu’historiquement, Oracle a été le fournisseur d’infrastructures IT des industries les plus critiques, telles que la banque, l’assurance et déjà, les gouvernements. Et contrairement aux GAFA, et c’est peut-être l’élément le plus important, Oracle n’a pas dans son modèle économique la monétisation des données des utilisateurs !

Retrouvez la suite de l’article publié par Emmanuelle Leneuf sur le site web de FlashTweet, avec notamment l’interview de Karine Picard, Country Leader Oracle France : Oracle accélère sur le cloud en France

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