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Le futur, c’est maintenant : votre CV est-il prêt ?

Richard Smith
Senior Vice President, UKII, ECEMEA & South Clusters for Technology

Le changement est une bonne chose, mais il est aussi source d’anxiété. Ceci est particulièrement vrai lorsqu’une nouvelle technologie promet de révolutionner notre façon de travailler. Nous nous émerveillons des possibilités qu’offrent l’intelligence artificielle et les systèmes autonomes, mais notre enthousiasme est freiné par la peur de l’incertitude. Comment ces évolutions affecteront-elles nos emplois et nos modes de vie ? Les technologies autonomes ne sont pas des ennemis, ce sont juste des outils très puissants. Lorsqu’elles sont utilisées pour permettre de vraies avancées, elles peuvent engager la révolution attendue par les entreprises.
 
Le besoin de travailler plus vite, de répondre à une demande croissante et de se différencier a toujours poussé les entreprises à améliorer leurs performances à l’aide de machines. Des premiers agriculteurs qui utilisèrent une charrue mécanique à l’invention du moulin à eau par Richard Arkwright, en passant par le décryptage du code Enigma par Alan Turing, la technologie a toujours été un puissant allié. Et si ces innovations ont perturbé le marché du travail, elles ont permis à long terme la création de nouveaux postes et de nouveaux secteurs d'activité, rendant l’ensemble de la société plus prospère. 

Aujourd’hui, l’intelligence artificielle et l’automatisation sont en train d’initier une nouvelle transformation. La productivité a augmenté comme jamais auparavant, et les nouvelles compétences que nous développons pour gérer ces technologies permettent de former les équipes rapidement en créant de nouvelles formes de travail et en modifiant la dynamique entre les différentes lignes métier traditionnelles.    

L'homme et la machine travaillent main dans la main

L’entreprise autonome n'est pas dépourvue d’humanité. Au contraire, comme le montrent nos études , c’est un lieu où les machines libèrent les employés des tâches mécaniques pour qu’ils puissent donner le meilleur d’eux-mêmes intellectuellement et émotionnellement. 

Prenons l’exemple suivant : une journée dans la vie d’une salariée travaillant dans une entreprise autonome : 

Jill, responsable de l’équipe de vente d’une grande entreprise, arrive au travail le matin. Ses e-mails sont triés par ordre de priorité, et ses spams ont été déplacés dans la corbeille. Certains e-mails ont même reçu une réponse automatique grâce à des réponses préenregistrées. Cela représente au minimum une heure de travail administratif en moins. 

Ensuite, Jill ouvre un tableau de bord regroupant les données de ses clients, organisées en fonction de son activité la plus récente. Les fichiers importants ont été mis en évidence pour attirer son attention et des suggestions sur la meilleure suite à y donner lui sont également fournies. Plutôt que de chercher manuellement des réponses au problème d’un client, Jill peut simplement suivre les recommandations du système autonome. Et moins elle consacre de temps à gérer des processus, plus elle peut en passer à créer de la valeur ajoutée pour ses clients.
Les données étant transmises en temps réel, l’équipe marketing a été informée que les clients de Jill sont désormais disposés à recevoir un contenu marketing ciblé sur la dernière offre de l’entreprise, contribuant ainsi au succès de la campagne de Jill. 

Jill passe en revue les commandes de ses clients lorsqu’elle reçoit une notification proactive du système, l’informant d’un écart entre une facture et le paiement correspondant et lui indiquant les raisons pouvant expliquer cet écart, ainsi que son incidence éventuelle sur le portefeuille du client. Le service financier en a également été informé et a déjà mesuré son impact potentiel sur les revenus escomptés. 

Si l’une des réunions de Jill dépasse le temps prévu, le système autonome intervient proactivement pour reprogrammer ses rendez-vous suivants en fonction de ses disponibilités. Avant chaque interaction avec un client, le système lui transmet des articles récents et des informations susceptibles de l’intéresser, et lui rappelle également ses engagements internes importants, par exemple les entretiens d’évaluation des employés. L’équipe de Jill étant très occupée, l’entreprise autonome se permet de proposer une séance de coaching relationnel pour booster son moral, en suggérant plusieurs dates où toute l’équipe est disponible.

En résumé, travailler dans une entreprise autonome signifie moins de temps consacré aux tâches administratives, moins de risques d'erreurs humaines dues à une surcharge de travail, et moins d’attention accordée à des points de détail. En revanche, les employés ont plus de temps pour servir les clients, collaborer et apprendre les uns des autres. 
 

Le changement, c’est maintenant !

Dans le cadre de cette révolution autonome, la limite entre l’homme et la machine tend à s’estomper. Des systèmes de plus en plus puissants réalisent des tâches qui étaient autrefois considérées comme dépassant les capacités des ordinateurs. Aujourd’hui, nous nous fions à l’intelligence artificielle et à des systèmes automatisés pour anticiper la demande des clients, détecter les émotions des autres, voire même conduire nos voitures.

Nous parlons ici d’une automatisation hautement sophistiquée, avec une intelligence intégrée. L’automatisation traditionnelle pourrait se comparer à un bouton d’avance rapide, un outil qui accélère considérablement les processus sans les modifier. Dans cette forme d’automatisation, les utilisateurs devaient toujours définir le fonctionnement des tâches automatisées, et intervenir chaque fois qu’un paramètre était modifié. Avec les solutions autonomes actuelles, les processus ne sont pas seulement plus rapides, ils peuvent désormais s’améliorer et s’autoréparer. Une fois lancés, ils cherchent constamment à travailler plus efficacement. Quant aux algorithmes d’intelligence artificielle, ils sont capables de suggérer de nouveaux résultats plus favorables que ceux qu’un cerveau humain serait incapable de calculer seul. 

Observons la manière dont les robots autonomes ont transformé le secteur de l’entreposage. De grandes entreprises de commerce électronique comme Alibaba utilisent des armées de robots pour acheminer, récupérer et livrer des produits, ce qui permet de traiter les commandes à un rythme jamais atteint auparavant. Les robots travaillent selon une mécanique bien huilée, évitant les obstacles, trouvant le chemin le plus court pour rejoindre leur destination et transformant la gestion des entrepôts en un processus quasi autonome. 

Une révolution mondiale

La montée en puissance des systèmes autonomes n’est pas un phénomène de niche. L’année dernière, Gartner avait prédit que les « objets autonomes » constitueraient la grande tendance stratégique en 2019. La rapidité avec laquelle les pays et les entreprises implantées dans ces pays adoptent la technologie autonome déterminera leur compétitivité dans les années à venir. 

L’Economist Intelligence Unit a récemment publié un classement des pays en fonction de leur préparation à l’automatisation intelligente.  Les 25 pays ont été évalués sur la pertinence des politiques mises en place pour faire de l’automatisation intelligente une réalité, et du niveau de leadership dont ils avaient fait preuve en matière de numérisation. 
Alors que les résultats révèlent que l’autonomie est effectivement une tendance mondiale, même les pays les plus évolués ont encore du chemin à faire en termes de compétences. Pour que l’automatisation ait un impact positif à long terme, les politiques éducatives et les programmes de formation doivent évoluer pour assurer le succès des générations futures sur le marché du travail, ainsi que le succès des entreprises qui les embaucheront. 
L’Economist Intelligence Unit a notamment mis l’accent sur la nécessité d’une formation continue pour aider les salariés à faire face au changement. À l’heure où les robots et les algorithmes gèrent de plus en plus de tâches routinières, nous devons préparer les employés à assumer des rôles plus axés sur l’humain, ce qui nécessitera de leur part adaptabilité, créativité et esprit critique, plutôt que des capacités techniques.  

Oracle est le pionnier des technologies autonomes pour l’entreprise. La solution Oracle Autonomous Database, par exemple, est capable de s’auto-corriger, de s’auto-ajuster et de protéger des données cruciales sans aucune intervention humaine. Notre large gamme de services cloud permet aux entreprises d’accéder à des analyses prédictives tirées de leurs données, mais aussi de réduire leurs coûts opérationnels et le risque d’erreur humaine. 

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