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La collaboration Homme-Machine, levier de la transformation digitale

Valérie Sturbois
Customer Markerting Manager South Europe chez Oracle

Karine Picard

« La transformation digitale et le cloud imposent de nouveaux impératifs et de nouveaux enjeux aux entreprises. Il faut tout à la fois optimiser le modèle opérationnel et intégrer l’innovation à un rythme inédit, » affirme Karine Picard, Country Lead d’Oracle France. « Le nouvel impératif exige d’obtenir les résultats demandés, mais connectés. En effet, les silos de données ou applicatifs reviennent pour l’entreprise à naviguer dans le noir. D’où la nécessité d’action hyperconnectée pour un monde hyperconnecté. »

Les clients, mais aussi les employés !

Certes, l’obsession des entreprises reste concentrée sur les clients, qui peuvent partir à tout moment. Cependant, l’efficacité de l’entreprise repose avant tout sur ses employés. « D’où l’importance de mettre les technologies, comme l’intelligence artificielle, au service de l’humain, » propose Karine Picard. « Ainsi, la conduite du changement peut être facilitée par l’estimation évolutive du coefficient digital de tous les employés (et des dirigeants). D’ailleurs, l’employé souhaite disposer d’un environnement de travail plus humain, prenant en compte ses aspirations. La gestion des employés devient donc un élément essentiel de l’attractivité. »

Malgré les avancées technologiques, la productivité croît plus faiblement depuis plusieurs années. En effet, l’outil ne suffit pas et un travail sur l’humain s’impose. « Trois facteurs-clés expliquent ce phénomène, » analyse Philippe Burger, associé responsable du capital humain chez Deloitte. « Les changements de plus en plus rapides imposent une adaptation continue. Et l'on constate un changement générationnel avec des jeunes en quête de sens, mais sans fidélité envers l’entreprise, puisque deux tiers d’entre eux ne dépassent pas sept mois dans un emploi. En outre, ils ont une exigence de transparence, et veulent que tout soit visible partout. Chez Deloitte nous réfléchissons sur cinq dimensions : un environnement de travail positif et humaniste qui encourage la performance, un management et un leadership de confiance qui font preuve de cohérence et de transparence, des managers “aidants” avec des objectifs clairs s’appuyant sur un système de gestion des performances agile, une pertinence et une adaptation du travail de chacun, et des opportunités de développement personnel avec la formation et la mobilité interne. »

Le Cloud et l’agilité en toute sérénité, tout comme Nickel

Troisième élément-clé, l’agilité du business-model s’avère primordiale pour que l’entreprise puisse intégrer les évolutions permanentes de son secteur d’activité. Grâce à sa plate-forme cloud favorisant une migration progressive des applications traditionnelles, son mode de licence s’adaptant aux divers environnements, ou encore ces consultants spécialisés, Oracle permet à l’entreprise de tout transformer en conservant ses clients et en minimisant les ruptures technologiques. « Ainsi, la numérisation de la gestion de la chaîne logistique (SCM) joue un rôle décisif dans cette transformation, » fait remarquer la dirigeante. « Enfin, l’indispensable hyperconnectivité va de pair avec la cybersécurité pour protéger à la fois les informations critiques et les données des employés. Les banques y consacrent d'ailleurs jusqu’à 50 % de leur budget informatique. Toutefois, ces données n’apportent des réponses que si elles sont fiables, disponibles en temps réel, de qualité… » En 2014, la néo-banque Compte Nickel démarrait en France avec pour objectif la possibilité d’ouvrir un compte pour tous : “un compte et une carte bancaires en cinq minutes chez le buraliste”. Rachetée par BNP-Paribas en 2017, la société est rebaptisée Nickel en 2018. « Favorisant l’inclusion sociale, il s'agit d'une solution fiable, simple et accessible, disponible auprès de 6 000 buralistes. Avec 1,5 million de clients sur l’Hexagone, nous sommes une néo-banque rentable, » tient à mentionner Olivier Jean, secrétaire général de Nickel. « Notre défi technologique tenait dans une gestion en temps réel, empêchant le client de se retrouver à découvert. Au départ, nous avons développé notre application Core-Banking sous la base de données Cassandra. Désormais, nous avons besoin de plus d’évolutivité et de plus de simplicité pour gérer le passage à l’échelle de 1,5 à 6 millions de clients en quelques années sur six pays européens. Une stratégie qui passe nécessairement par le cloud. C’est la raison pour laquelle nous avons choisi Oracle ERP Cloud. Nous passerons en production en janvier 2020. Et ce choix était motivé par diverses attentes : accélérer nos clôtures, fiabiliser les données, diminuer les tâches manuelles, et surtout accompagner notre développement rapide. »

Sur la feuille de route de Nickel : un travail sur l’acquisition de clients via le Marketing Automation et l’intégration de l’intelligence artificielle « pour lutter contre la fraude et le blanchiment, mais aussi adopter une vision différente, avec des outils différents, une manière de penser différente. L’objectif consistant à détecter mieux et plus vite, » confie Olivier Jean.

Compte Nickel

Halte aux silos, vive les suites intégrées !

Les silos applicatifs et de données sont devenus en quelques années des épines dans le pied des entreprises qui les empêchent d’avancer. Les entreprises attendent donc des solutions connectées et intégrées. « Pour répondre à cette attente, Oracle propose des solutions best-of-breed très intégrées, à travers une suite applicative ne créant aucun silo de données et favorisant des flux d’activités ininterrompus, » propose Karine Picard. « Le socle de la plate-forme (infrastructure, base de données, intelligence artificielle…) reste transparent pour l’utilisateur qui bénéficie de toutes les innovations sans s’en préoccuper. Ainsi, notre solution de gestion du capital humain (Oracle HCM) est un ensemble de poupées russes de suites intégrées permettant à l’employé de vivre une expérience unique tout au long de sa vie dans l’entreprise (et en libre-service). Elle favorise la visibilité sur les effectifs et sur la productivité, sans oublier la sécurité des données et les possibilités d’intégration avec des sociétés tierces. » L’ensemble de ces outils et des données associées bénéficient d’une analytique embarquée favorisant la vision globale, la détection de tendances et d’anomalies, et donc l’anticipation. Ce type d’intégration permet aussi de mettre en place une planification stratégique des effectifs et des compétences en combinant les applications de finance et de RH.

On retrouve également cette architecture dans Oracle ERP, une suite de solutions favorisant les opérations continues et la proactivité avec une vision 360° la finance, et une expérience utilisateur unique (interfaces, gestion des notes de frais avec assistant digital, achats…). Là encore, la technologie intégrée assure la sécurité, les intégrations automatisées ou simplifiées, etc.

Conférence

Un peu d’intelligence dans ce monde de données brutes

L’approche de l’intelligence artificielle chez Oracle repose sur des cas d’usage concernant concrètement les métiers. Il s’agit de collecter les données d’entreprise et de les associer à des données externes (d’où le rachat de la société Datafox en 2018, un moteur compulsant et analysant les données en temps réel pour détecter des signaux et améliorer la performance de l’entreprise). Ensuite, divers algorithmes sont appliqués à ces informations afin de générer des recommandations. « Il s’agit d’appliquer cette intelligence artificielle à toutes les applications : facturation, gestion des fournisseurs, marketing, relations humaines… » ajoute la country leader. Ainsi, dans un processus de recrutement, des modèles et des algorithmes sont appliqués aux données pour déterminer les types de profils et les rémunérations, évaluer les candidatures et expliquer leur pertinence, puiser des candidatures dans d’autres sources de données, mettre en place un accueil des employés personnalisé (on-boarding) … Au final, l’intelligence artificielle contribue à l’accélération du processus de recrutement, à une meilleure qualification des postes et des embauches, et à la réduction des coûts de recrutement.

Cloud, intelligence artificielle, intégration de données… Les outils ne sont qu’un moyen qui peut vite s’avérer stérile sans un accompagnement pertinent des employés vers la transformation digitale. En revanche, ce type d’outils peut s’avérer très efficace pour fluidifier cet accompagnement.

Pour voir ou revoir la keynote de Karine Picard en video, cliquez ici.

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