X

Retrouvez toute l'actualité autour des technologies émergentes et leur impact sur le marché et la société.

La banque centenaire aux ambitions d'une fintech

My Money Bank

My Money Bank (MMB) existe depuis la fin de la première guerre mondiale, et compte parmi ses propriétaires historiques des entreprises aussi prestigieuses que le constructeur automobile français Citroën, dont elle fut l'entité de financement, et le conglomérat General Electric basé au Connecticut. Mais les visiteurs de son siège social dans le quartier d'affaires de La Défense ne verront aucun vestige de ses racines victoriennes ou de son héritage Yankee plus récent.

Jérémy Bracq

Jérémy Bracq, Directeur financier de My money Bank

Ses bureaux se caractérisent plutôt par une énergie pleine de jeunesse, des tenues décontractées, un environnement de travail moderne et une nette propension à abandonner le vouvoiement au profit d'un tutoiement plus direct et collégial. Et si l'un des visiteurs en venait à confondre My Money Bank avec l'une des autres fintechs plus orientées grand public installées dans le même bâtiment, l'entreprise ne se formaliserait pas vraiment de cette confusion.

En effet, MMB, qui appartient désormais au fonds d'investissement privé américain Cerberus Capital Management, modernise tous ses processus et se prépare à renforcer sa gamme de produits et son modèle de distribution pour les produits grand public à fort potentiel. Elle se concentre actuellement sur les marchés du regroupement de crédits, des dépôts et de l'immobilier commercial, tout en proposant une gamme complète de services bancaires (tels que le crédit automobile et le crédit à la consommation) auprès de clients basés dans les territoires français d'outre-mer.

Sous l'impulsion de son propriétaire actuel qui a racheté l'entreprise à GE en 2017, MMB est passée en mode hyper-croissance, en augmentant son chiffre d'affaires de 13% en 2018, premier exercice complet effectué sous la tutelle de Cerberus, et devrait atteindre en 2019 une croissance de 30% sur son marché central du regroupement de crédits, selon son Directeur Financier Jérémy Bracq.

L'entreprise peut désormais approuver des prêts en moins de 10 jours, au lieu de 55 il y a seulement un an. Elle est également en mesure d'approuver presqu'instantanément des demandes en ligne d'assurance de prêt, alors qu'il lui fallait auparavant plus d'un mois pour le faire, précise M. Bracq.

Cerberus exige une rentabilité minimale de 15% pour toutes ses activités, ce qui la conduit à se débarrasser des entreprises les moins performantes et à cibler des acquisitions ayant un très haut potentiel. MMB se concentre ainsi sur les marchés où elle peut devenir un leader reconnu. “Avec Cerberus, on y va à fond… ou pas du tout !” commente M. Bracq.

Convaincus par le cloud

MMB est aussi l'une des rares banques historiques à avoir résolument adopté les technologies du cloud. “Nous devons être immédiatement opérationnels et connectés, en toute situation,” explique M. Bracq. “Et nous voulons être les premiers à intégrer les nouvelles technologies disponibles. Seul le cloud nous offre une telle réactivité.”

MMB se prépare également à devenir une cible potentielle le jour où le fonds d'investissement privé Cerberus décidera de la vendre. Dans ce contexte, M. Bracq précise que l'utilisation des meilleurs services cloud standards du marché lui permettra de s'intégrer facilement avec n'importe quel acheteur.

Les services cloud sont également rapides à déployer tout en réduisant les coûts informatiques, c'est pourquoi MMB a choisi Oracle ERP Cloud pour gérer ses finances juste après que GE ait revendu l'entreprise à Cerberus en 2017, explique Dorothée Dalmasso, directrice de la comptabilité de la banque. “Globalement, nos coûts sont nettement plus faibles que ce qu'ils pouvaient être lorsque nous appartenions à GE,” précise-t-elle.

Un autre avantage d'Oracle ERP Cloud est qu'il permet à MMB, qui comprend désormais cinq unités opérationnelles différentes, de clore sa comptabilité en cinq jours, en bénéficiant simultanément de comptes consolidés et d'une analyse détaillée par segment. Mme Dalmasso précise que MMB effectue cette analyse financière détaillée mensuellement et trimestriellement.

Le système cloud permet aussi à la direction financière de générer des rapports automatisés pour les gens qui n'ont pas accès au système, afin de limiter le nombre de licences utilisateurs que doit payer MMB. “C'est un outil beaucoup plus puissant que ce que nous avions auparavant,” conclut Mme Dalmasso.

My Money Bank se prépare à revenir sur certains marchés grand public qu'elle avait abandonnés en 2015. Le fait que son nom ressemble plus à celui des jeunes startups qui occupent les autres étages de l'immeuble lui permet de mettre un siècle de distance entre elle et SOVAC, son nom initial. Comme le formule avec un sourire son directeur financier Jérémy Bracq : “Voilà pourquoi cela ne nous dérange pas vraiment que les gens nous confondent avec les autres fintechs.”

Voir ou revoir
Oracle met ses talents au service des entrepreneurs innovants

7éme édition des Trophées Oracle: Clients & Partenaires récompensés

Les technologies entrent en collision pour révolutionner l’univers de votre activité

Be the first to comment

Comments ( 0 )
Please enter your name.Please provide a valid email address.Please enter a comment.CAPTCHA challenge response provided was incorrect. Please try again.