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Hyperlex : et si votre entreprise se dotait d’une intelligence contractuelle ?

La start-up française Hyperlex applique l’intelligence artificielle et le Machine Learning à la gestion des contrats. Une innovation qu’elle a intégrée à Oracle ERP Cloud pour la rendre transparente à ses utilisateurs.

Créée en septembre 2017, la start-up française Hyperlex propose une plate-forme cloud (en mode SaaS) utilisant l'intelligence artificielle pour  analyser tous les contrats numérisés d’une entreprise et en extraire le contenu (objet du contrat, les diverses clauses, le contenu, la date, signature…). Suite à l’analyse sémantique de ce contenu, la plate-forme les stocke de façon structurée, et en toute sécurité, autorisant les recherches, manipulations, explorations, etc.
Hyperlex met le contenu en corrélation avec la connaissance contractuelle qu’elle détient pour en vérifier la conformité. En outre, l’entreprise peut définir des règles que doivent respecter certains contrats afin d’être valides, conformément à son organisation et à ses attentes : montants engagés, personnes habilitées, présence de clauses, etc. Autant de possibilités qui simplifient le travail juridique au quotidien et accélèrent le traitement des contrats au bénéfice des décideurs métier.

 « Le plus souvent, les entreprises stockent les contrats dans une armoire après numérisation. Et le fichier numérisé n’est que le reflet du contrat papier, sans apporter d’autre valeur ajoutée, » constate Alexis Agahi, cofondateur et directeur technique d’Hyperlex. « Hyperlex récupère ces contrats numérisés pour en détecter tous les éléments et les stocker comme des données manipulables. Il peut même les réinjecter dans des progiciels ou autres bases de données. Outre l’historisation de ces activités, ces informations permettent d’assurer un suivi des contrats au quotidien, mais également d’effectuer des analyses sur toutes ces informations. »
 

Une intégration optimale avec ERP Cloud

Les spécialistes de la start-up ont travaillé avec les ingénieurs d’Oracle afin d’intégrer étroitement les deux solutions, pour que tout ce processus soit totalement transparent à l’utilisateur. Dès que le contrat est scanné (ou qu’un utilisateur en fait la demande sur un contrat déjà numérisé), l’ERP envoie une requête via une API afin qu’Hyperlex applique son traitement et renvoie les données extraites vers l’ERP. Un processus entièrement automatisé. Cependant, un lien est préservé vers le document numérisé. En cas de doute de questions, l’utilisateur accède au document original en un clic.
La start-up ayant déployé sa solution sur l’infrastructure d’Oracle Cloud, cela a fortement facilité l’intégration technique. En effet, la plate-forme a pu profiter pleinement des briques technologiques communes d’Oracle Cloud pour parvenir simplement à l’intégration des deux solutions. Toutefois, Hyperlex en mode Saas reste accessible à tous, via différents clouds et sur différents datacenters.

« Le cloud Oracle nous apporte des avantages certains sur les aspects matériels. En effet, l’intelligence artificielle nécessite l’utilisation de processeurs très performants (de type GPU) pour entraîner le processus de machine Learning. Or, nous avons eu accès de façon privilégiée à ces technologies et nous ne payons qu’en fonction de l’utilisation réelle, » rapporte le cofondateur. « Chez Oracle, l’accent est mis sur la performance avec des machines quasiment dédiées pour apporter des performances brutes. » Autre avantage, le client ne paie que pour les ressources utilisées pendant le temps du traitement, tout comme Hyperlex.

Des contrats de plus en plus intelligents
Reposant sur une technologie d’intelligence artificielle, la plate-forme ne se contente pas de corréler les informations afin de détecter la non-conformité. « Notre algorithme de Machine Learning s’enrichit chaque jour des différents traitements réalisés, augmentant ainsi la pertinence (déjà élevée) des résultats, » assure Alexis Agahi. « Au départ, Hyperlex nécessite une phase d’apprentissage pour enclencher ce mécanisme de Machine Learning. Le projet débute donc par un entraînement de l’algorithme sur un échantillon de plusieurs contrats, en apprentissage semi-guidé. Nos algorithmes s’appuient sur une intelligence artificielle qui reconnaît des nomenclatures, sans s’attacher au sens du contenu (respectant ainsi les règlements de type RGPD). La plate-forme recourt également à des règles métier pour dans certains cas renforcer la qualification des informations et permettre de relancer un nouvel entraînement si nécessaire. Pour cette partie, il s’agit d’un moteur de règles, et pas d'intelligence artificielle. D’ailleurs, il est possible à l’entreprise d’utiliser des règles existantes dans l’ERP pour déterminer les informations indispensables à intégrer dans les contrats, par exemple. »

On pense souvent qu’une fois les contrats signés, ils sont immuables. Or, non seulement, les lois évoluent ; mais, en plus, les règles de conformité nationales et internationales foisonnent depuis quelques années. C’est pourquoi Hyperlex offre la possibilité de ”repasser” sur les contrats.
D’une part, cela permet d’enrichir les données contractuelles déjà stockées dans le système d’information, car le module de Machine Learning est devenu plus pertinent avec le temps. « Si, par exemple, lors du premier passage sur un contrat, l’entreprise obtient 80 % des informations attendues, il est tout à fait possible d’atteindre 85 % ou 90 % un mois après. Même si nous tentons évidemment d’obtenir 100 % dès le départ en plusieurs passages, » ajoute le directeur technique. D’autre part, « ce processus permet de revoir certains contrats face aux nouvelles réglementations. Ainsi, il est possible à une entreprise européenne de vérifier la conformité aux RGPD sur tous ces contrats existants, et de détecter ce qu’il faut modifier ou adapter. »

 

En à peine deux ans, la start-up française créée par Alexandre Grux (CEO) et Alexis Agahi (CTO) a déjà beaucoup fait parler d’elle, et de sa solution performante. Hyperlex emploie plus de 20 personnes (dont plusieurs juristes) et a bouclé en juin 2019 une levée de fonds de 4 millions d’euros (Elaia, Axeleo Capital, ISAI Venture et Kernel Investissements). « Le partenariat avec Oracle et cette intégration ont entre autres contribué à l’intérêt manifesté par les investisseurs, » conclut Alexis Agahi.

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