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L’éditeur des jeux Dragon Ball réagit aux mutations de son secteur d’activité

Par Michael Hickins


Toujours en forte croissance, le spécialiste des jeux et des loisirs Bandai Namco Entertainment Europe (BNEE) ne se repose pas pour autant sur ses lauriers, même après la performance exceptionnelle qu’a connu son fleuron Dragon Ball Fighterz au cours de l’année 2018.

Dans l’univers extrêmement actif des jeux vidéo, BNEE doit constamment sortir des nouveautés pour maintenir l’enthousiasme de ses afficionados. Fin janvier, l’éditeur a ainsi annoncé de nouveaux personnages et de nouvelles fonctionnalités pour son dernier jeu Dragon Ball Fighterz — avec notamment des petits détails tels que la possibilité pour les joueurs expérimentés de modifier la coupe de cheveux du personnage Videl, s’ils parviennent à découvrir les outils de contrôle correspondants. Ces nouveautés encore jamais proposées dans le monde du jeu pourraient ne pas déclencher les passions que ce type d’innovations génère habituellement, mais le débat qui s’est engagé sur Twitter pour déterminer la coiffure la plus pratique pour combattre illustre bien le degré d’implication des clients de l’éditeur et la vivacité de la communauté qui se développe autour de ses jeux.

L’Extra Pack 4 de Dragon Ball Xenoverse 2 intègre un nouveau méchant aux super-pouvoirs issu du prochain film Dragon Ball Super : Broly. AVEC LA PERMISSION DE BANDAI NAMCO ENTERTAINMENT EUROPE

 

C’est sur le segment des jeux en réseau que Bandai Namco affiche les plus belles performances. Ce secteur intègre les jeux mobiles et a atteint un chiffre d’affaires de 83,9 millions de yens (soit 764 000 dollars) pour le trimestre clos le 31 décembre 2018. L’entreprise japonaise a publié des ventes nettes globales de 194 millions de yens (1,76 millions de dollars), soit une croissance annuelle de 11%, et un bénéfice d’exploitation de 25,9 millions de yens (234 000 dollars), contre 19 millions de yens (173 400 dollars) l’année précédente, soit environ 36% de mieux.

Mais l’entreprise est parfaitement consciente que de nouveaux acteurs ou de nouveaux modèles économiques pourraient surgir et déstabiliser totalement l’industrie des jeux vidéo, comme cela a déjà été le cas dans les secteurs du livre, de la musique ou du cinéma. On sait notamment que les plus grandes entreprises des secteurs des télécommunications, des logiciels et des loisirs testent activement de nouveaux services de diffusion pour s’aventurer au-delà de leurs modèles économiques traditionnels.

En avril 2018, l’entreprise a annoncé une nouvelle initiative stratégique intitulée “Changer pour le Futur,” qu’elle explique ainsi : “changer dans tous les domaines pour passer au niveau supérieur et ne pas se laisser enfermer par les modèles économiques existants et les idées reçues, afin d’analyser de façon pertinente les changements que traverse l’industrie mondiale des loisirs ainsi que les orientations des clients, l’émergence de nouveaux concurrents et d’autres facteurs.”

Il s’agit également de prendre acte de l’apparition de nouvelles catégories d’acteurs qui s’invitent sur ce marché, mais aussi que BNEE doit se faire connaître pas uniquement comme un éditeur de jeux, mais aussi comme un fournisseur de contenus couvrant une large gamme de services de loisirs.

“Nous devons trouver de nouveaux modèles économiques et nous adapter aux évolutions du marché,” déclare David Aubert, directeur des systèmes d’information et de l’innovation au sein de la division européenne de l’entreprise.

La société développe dans chaque région des unités opérationnelles semi-indépendantes, ce qui lui offre plus de souplesse notamment en matière de marketing et de stratégie technologique.

Une nouvelle stratégie technologique

L’un des volets de cette stratégie a été d’actualiser son application de gestion opérationnelle (ERP) pour mieux prendre en compte de nouveaux types de sources de revenus.

L’entreprise a donc adopté la toute dernière version d’Oracle E-Business Suite qu’elle hébergera sur Oracle Cloud Infrastructure dans ses datacenters européens. Ce projet de 18 mois s’achèvera en avril.

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Les performances et les coûts ont joué un rôle déterminant dans sa décision d’utiliser Oracle plutôt qu’un autre opérateur de cloud, explique M. Aubert. “Oracle est un challenger par rapport aux acteurs du cloud les mieux établis, et cette situation était pour nous un atout.”

Pendant ce temps, le responsable du marketing digital de BNEE a choisi Oracle Marketing Cloud en mai 2016 pour mettre en œuvre une nouvelle stratégie marketing plus personnalisée. Ces deux décisions ont été prises de façon indépendante, mais représentent une coïncidence heureuse pour les planificateurs stratégiques de l’entreprise. S’appuyer sur deux applications basées sur le même cœur facilitera en effet le développement d’API assurant le transfert de données entre les deux systèmes, détaille M. Aubert.

Et grâce à l’adoption d’Oracle Marketing Cloud, l’entreprise va pouvoir envisager de basculer sur Oracle ERP Cloud. “Il est raisonnable de penser que les nouveaux services PaaS et SaaS qu’Oracle développera à l’avenir nous aideront à mieux répondre à nos futurs besoins – que nous ne connaissons pas encore,” ajoute M. Aubert. “Le SaaS constitue pour nous une boîte à outils qui nous permettra de devenir plus agiles et de réagir plus facilement aux nouvelles demandes.”


Michael Hickins est directeur de la communication stratégique d’Oracle.

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