vendredi avr. 17, 2009

Sur les pas du premier Cloud Camp à Paris...

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Première réunion hier avec quelques acteurs du Cloud Computing, pour lancer l'organisation d'un Cloud Camp à Paris fin mai.
L'occasion de faire un état des lieux du Cloud Computing en France. En effet, terme très à la mode, il reste à aider les entreprises à identifier les cas d'usages et le modèle économique associé.

Le Cloud Computing : pourquoi ?
Wayne Horkan's Cloud Relationship model Premièrement, le Cloud Computing représente une évolution du modèle d'acquisition : l'informatique comme un service. Pour une part cela n'est pas nouveau et nous avons déjà une forte expérience sur ce point au travers des modèles ASP (ou SaaS), comme Salesforce.com, où d'autres solutions bien connues comme PayPal. Là où l'on voit une évolution aujourd'hui, c'est dans l'extension du modèle d'acquisition de service qui ne s'arrête plus seulement à l'application mais qui couvre aujourd'hui la possibilité soit de développer directement sur une plate-forme externe (PaaS), soit d'acquérir de la puissance informatique en tant que service en fonction de ses besoins et cela de manière immédiate (IaaS). L'un des maître mot du Cloud Computing étant la flexibilité par le payement à l'usage : "je ne paie que ce dont j'ai besoin, quand j'en ai besoin".

Alors pourquoi seulement maintenant ? Une conjonction de plusieurs facteurs :

  • technologiques  : la bande passante réseau, la maturité du modèle et des logiciels open source couvrant tous les besoins d'un système d'information, les nouvelles technologies permettant de valoriser la capacité de traitement des serveurs et du stockage associé, tous ces facteurs contribuent à permettre la mise en place d'infrastructures matérielles et logicielles avec la connexion adéquate au meilleur coût.Comme le disait hier Sam Johnston : les technologies pour le "Cloud Operating Environnement"
  • sociaux : la société a évolué, internet est devenu un vecteur d'échange compris par tous, et tout le monde à l'habitude d'utiliser des services sur la toile.
Le Cloud Computing : pour qui ?
La réponse est simple : pour tous... Toutefois, les facteurs d'adoption et d'usage seront différents si l'on se trouve dans une entreprise du CAC40 ou dans une startup.
Les startups sont les premières à utiliser massivement le Cloud Computing, car pour les développeurs c'est un moyen à coût d'acquisition matériel nul, voir à coût d'administration nul -en fonction du modèle choisie (PaaS ou IaaS)-. Les startups partant d'une infrastructure vierge, peuvent adopter d'autant plus facilement le modèle. D'ailleurs, chez Sun, nous avons déjà mis à disposition des startups et ISV des environnements de type IaaS sur la toile, afin de leur permettre d'évaluer leurs solutions sur nos environnements. L'étape suivante arrivera cet été avec l'ouverture en Bêta du Sun's Open Cloud.
Pour les entreprises plus mature disposant d'un historique informatique, avec des applications plus complexe, l'adoption du modèle Cloud Computing se fait plus par fonction, et souvent en commençant en mode SaaS : l'extension de l'utilisation d'un Saleforce.com sur d'autres applications comme la messagerie par exemple. Mais très rapidement, ce modèle se doit d'évoluer pour apporter la flexibilité attendue par les développeurs et donc le business, tout en répondant à certaines contraintes souvent évoquées, comme la sécurité des données... Et cela se fera de 2 façons :
  • la capacité pour les développeurs de valoriser le Cloud Computing "Public" (c'est à dire au travers d'un fournisseur externe), tout en pouvant déployer ensuite en interne (usage "Hybride")
  • la capacité de l'informatique interne à adopter un modèle Cloud Computing : "Privé", pour les cas d'usages les mieux adaptés, pour être plus agile tout en optimisant au mieux l'utilisation de l'infrastructure.

Qu'est-ce qui différencie ce modèle d'un modèle d'hébergement ou d'infogérance ?

2 points clés :

  • le mode d'acquisition, qui notamment pour l'IaaS consiste à l'auto-provisioning et la facturation à la demande.
  • l'adaptabilité en quasi-temps réel : la capacité d'ajouter ou de retirer de la ressource en fonction du besoin et de façon quasi-instantanée

La flexibilité, oui mais.... Attention, pour en tirer partie, il faut savoir s'adapter au Cloud Computing, comme Smugmug, et souvent concevoir "at design time" en pensant Cloud, pour que cela fonctionne de façon flexible (c'est à dire par un modèle de croissance horizontale, où "scale out") "at run time" (merci à Emmanuel De La Gardette pour la formulation). Le maître mot ici étant : la maîtrise de l'asynchronisme et... des capacités des fournisseurs de Cloud.

L'importance de l'interopérabilité  et des standards
Dans la même philosophie où pour des raisons de gouvernances vous disposez de plusieurs fournisseurs, et vous vous appuyez sur des standards pour pouvoir passer de l'un à l'autre facilement, il en va de même pour le Cloud Computing, surtout si vous appuiez une fonction critique de votre entreprise sur ce modèle. C'est le même principe de réversibilité dans l'infogérance, à ceci prêt que dans le cas du Cloud Computing "Public", vous ne récupérez pas le matériel, voir même pas l'application. C'est là où il faut faire très attention au format de stockage des données et au mode de réversibilité associé... C'est une des raisons pour laquelle le Sun Cloud arrive avec une API de management ouverte, comme l'explique Tim Bray, afin de simplifier l'interopérabilité.
Quant à vos données et à la gouvernance en générale dans le Cloud de Sun, Michelle Dennedy est notre Chief Gouvernance Officer à ce titre.

Vous voulez en savoir plus, vous êtes un acteur et désirez partager sur ce sujet passionnant, c'est l'occasion de venir nous rejoindre lors du prochain Cloud Camp, dont je ne manquerais pas de vous tenir informé dans un prochain post.

Sinon je vous invite à consulter également le white paper de Jim Baty et Jim Remmell pour situer le Cloud Computing dans la réalité : non seulement en terme de cas d'usages, mais aussi en terme de technologies sous-jacentes.

Mise à jour - 9 mai 2009 : http://www.cloudcamp.com/paris  pour vous enregistrer au Cloud Camp qui aura lieu finalement le 11 juin.

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Eric Bezille

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