mardi avr. 03, 2012

Cloud Computing : publication du volet 3 du Syntec Numérique

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Une vision client/fournisseur réunie autour d'une ébauche de cadre contractuel

Lors de la Cloud Computing World Expo qui se tenait au CNIT la semaine dernière, j'ai assisté à la présentation du nouveau volet du Syntec numérique sur le Cloud Computing et les "nouveaux modèles" induits : modèles économiques, contrats, relations clients-fournisseurs, organisation de la DSI. L'originalité de ce livre blanc vis à vis de ceux déjà existants dans le domaine est de s'être attaché à regrouper l'ensemble des acteurs clients (au travers du CRIP) et fournisseurs, autour d'un cadre de formalisation contractuel, en s'appuyant sur le modèle e-SCM.

Accélération du passage en fournisseur de Services et fin d'une IT en silos ?

Si le Cloud Computing permet d'accélérer le passage de l'IT en fournisseur de services (dans la suite d'ITIL v3), il met également en exergue le challenge pour les DSI d'un modèle en rupture nécessitant des compétences transverses permettant de garantir les qualités attendues d'un service de Cloud Computing :

  • déploiement en mode "self-service" à la demande,
  • accès standardisé au travers du réseau, 
  • gestion de groupes de ressources partagées, 
  • service "élastique" : que l'on peut faire croitre ou diminuer rapidement en fonction de la demande
  • mesurable

On comprendra bien ici, que le Cloud Computing va bien au delà de la simple virtualisation de serveurs. Comme le décrit fort justement Constantin Gonzales dans son blog ("Three Enterprise Principles for Building Clouds"), l'important réside dans le respect du standard de l'interface d'accès au service. Ensuite, la façon dont il est réalisé (dans le nuage), est de la charge et de la responsabilité du fournisseur. A lui d'optimiser au mieux pour être compétitif, tout en garantissant les niveaux de services attendus.

Pour le fournisseur de service, bien entendu, il faut maîtriser cette implémentation qui repose essentiellement sur l'intégration et l'automatisation des couches et composants nécessaires... dans la durée... avec la prise en charge des évolutions de chacun des éléments.

Pour le client, il faut toujours s'assurer de la réversibilité de la solution au travers du respect des standards... Point également abordé dans le livre blanc du Syntec, qui rappelle les points d'attention et fait un état des lieux de l'avancement des standards autour du Cloud Computing.

En vous souhaitant une bonne lecture...

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vendredi mai 21, 2010

Virtualisation : restitution du groupe de travail du CRIP

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Avant-hier ce tenait le retour du groupe de travail du CRIP sur la virtualisation. PSA, Orange, Generali et Casino ont témoigné de leurs retours d'expériences et des orientations qu'ils étaient en train de prendre sur leurs futures évolutions. Le focus était sur la mise en oeuvre des technologies d'hyperviseurs et des différents choix possible d'implémentations : mono ou multi-hyperviseurs, avec chacun ses avantages et inconvénients.

Entre une approche unifiée, comme Orange, avec une équipe dédiée sur un hyperviseur pour supporter des environnements hétérogènes.

Et une approche comme celle de PSA, intégrée par environnement, sans équipe dédiée, et où l'expertise est liée à l'équipe système (Solaris, Linux, Windows) et associée à l'offre du fournisseur correspondante pour assurer le support de bout en bout.

Des gains évidents qui poussent vers une virtualisation globale

Dans tous les cas, tout le monde s'accorde sur les avantages recherchés par la mise en oeuvre de la virtualisation des serveurs (voir également un précédent billet sur le sujet) :

  • consolidation des serveurs avec le corollaire sur les économies énergétiques,
  • gestion de l'obsolescence des serveurs et des applications comme par exemple, chez Sun, avec le support des Containers Solaris 8 et Solaris 9 sur des serveurs récents en Solaris 10,
  • plus d'agilité et de réactivité de part la fourniture et le déplacement des environnements virtuels de façon beaucoup plus aisé que des serveurs physiques

Toutefois, la majorité des entreprises semblent être à un taux de virtualisation de 25%, là où la technologie disponible aujourd'hui devrait les amener vers un taux plus proche de 70%. Ceci est due à une phase d'adoption et à l'évolution de maturité des hyperviseurs où tout n'était pas forcément éligible lors du démarrage des premiers projets de virtualisation. 

Aujourd'hui, tout est virtualisable et virtualisé, avec plus ou moins de précaution en fonction de l'environnement. Ainsi, pour Solaris, comme certains des témoignages le précisaient, c'est la virtualisation "les yeux fermés". En effet, le modèle des Containers Solaris, s'affranchit de la couche d'hyperviseur et offre une capacité (pratiquement) sans limite de l'utilisation des ressources de la machine (pas de limite en nombre de CPU, taille mémoire et I/O) et multi-plate-formes (SPARC et x64). Par contre, impossible d'y faire tourner un OS windows ou Linux (sauf exception). C'est pourquoi, c'est une stratégie qui est complémentaire à un modèle d'hyperviseurs, et que nous appliquons en pratique chez nos clients, aussi bien sur architecture SPARC (en complément des domaines physiques et d'Oracle VM pour SPARC, hyperviseur matériel) qu' x86/x64, avec notamment l'arrivée du support de Solaris comme Guest dans Oracle VM pour x86, hyperviseur basé sur la souche opensource Xen, et supportant déjà les Guest Linux et Windows (1).

Une communication avec un modèle économique : un facteur clés de succès

Il est clair, qu'une communication importante est nécessaire pour déployer un projet de virtualisation dans l'entreprise et qu'un modèle économique attrayant pour les métiers est indispensable.

Bien prendre en compte l'ensemble des coûts et garder la maîtrise

Il faut également prendre en compte l'ensemble des coûts opérationnels. En effet, l'introduction de la couche de virtualisation nécessite d'être prise en charge. Et il ne faut pas oublier que si les gains sont réels, la maîtrise de la prolifération des environnements virtuels doit être contrôlée pour ne pas avoir un effet négatif sur le ROI (et les SLA). Car ces derniers restent à administrer (patches, mise à jours,...). C'est d'ailleurs pourquoi, des entreprises comme Casino valorisent également une approche de virtualisation de plus haut niveau, comme par exemple la consolidation de plusieurs bases de données ou serveurs d'applications sur une même instance d'OS. Stratégie parfaitement compatible avec le cloisonnement offert par les Containers de Solaris reposant sur une même souche OS.

(1) Note : Sachez également que le support de Solaris, OpenSolaris, Oracle Enterprise Linux et Oracle VM est inclus dans le coût du support matériel des serveurs Sun.

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samedi juil. 11, 2009

Table ronde à l'ITIForum : retour sur disques SSD et stockage x86

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C'est avec un petit décalage de 15 jours que je reviens sur la table ronde disques SSD et stockage x86, organisée par Jean-Pierre Dumoulin, lors du dernier ITIForum du CRIP. Je reprends également ce billet en français, ce qui est préférable, à la vue du résultat de la dernière traduction électronique de l'anglais vers le français ! Je vous en laisse juge en cliquant ici.

Lors de cette table ronde, les membres du CRIP, nous avaient posé 2 questions, à mes confrères fournisseurs de stockage, ainsi qu'à quelques utilisateurs : François Dessables de PSA, Christian Jaubert de Bouygues Télécom et Jacques-Alain Barret de Manpower.
2 questions sur lesquelles je vais tenter de vous faire un bref résumé.

1) Utilisation des disques SSD ( Flash ) , quels enjeux pour l'industrie, pourquoi l'adoption est-elle plus lente en France ?

Globalement un consensus s'est dégagé sur cette question. Les SSD sont une tendance de fond qui se retrouve petit à petit dans l'ensemble des offres. Sachant qu'il faut bien distinguer les disques SSD d'entreprise de ceux utilisés pour le grand public.

Toutefois, 2 stratégies de mises en oeuvre apparaissent. Une stratégie classique, qui consiste à intégrer les disques SSD au sein des baies existantes, l'autre, celle de Sun notamment, qui s'appuie sur les disques SSD pour accélérer les I/O de manière transparentes aux applications et aux administrateurs.

Dans le cas des disques SSD au sein des baies de stockages, il est nécessaire de définir quelles seront les données qui en bénéficieront, tout un travail en perspective. Car vous n'allez pas remplir une baie avec un ensemble complet de disques SSD (pour ne pas avoir à vous poser cette question) pour 2 raisons : le coût, la capacité des contrôleurs des baies actuelles, qui de toute façon ne pourraient pas tenir les IOPS potentielles. Naturellement, Sun disposant de baies de stockage de ce type, nous sommes capable de répondre à ce besoin pour certains cas d'usages adaptés. Ce besoin de réfléchir au placement des données et à sa pertinence, c'est peut-être une des raisons qui explique l'adoption lente en France -outre le fait que tous les acteurs du stockage n'en disposent pas...

L'autre axe de développement sur lequel Sun investit et délivre des solutions déjà disponibles aujourd'hui, c'est l'OpenStorage, commercialement connus sous les gammes x45xx et 7000. J'ai déjà produit un billet sur cette « révolution ». En 2 mots, nous rapprochons les disques SSD au plus prêt des processeurs, au sein des serveurs, et nous nous en servons également comme (très très gros) cache secondaire dans nos « baies » OpenStorage. Ainsi, toutes les applications en bénéficient de facto. Je vous invite à consulter ce blog pour quelques chiffres de performance en stockage de type NAS.

Maintenant, pour en faciliter l'adoption, l'enjeux pour les industriels, dans les 2 stratégies, est de fournir les guides de mises en oeuvre en fonction des usages. Ce que nous faisons bien évidement... Si vous souhaiter déployer, par exemple, vos bases Oracle sur Sun Storage 7000, je vous engage notamment à lire ce Blueprint. Et si vous avez un doute, n'hésitez pas à nous consulter, nous pourrons vous guider !

Pour plus d'information sur les disques SSD (technologies) et la démarche d'intégration, je vous renvoie à cet article d'Adam Leventhal : "Can flash memory become the foundation for a new tier in the storage hierarchy?", ainsi qu'à son blog.

Maintenant passons à la deuxième question de cette table ronde...

2) L'émergence des offres de stockage sur base X86 ( à l'image de ce qu'utilisent les grands acteurs du web, Google, Amazon, ... ) , quelle utilisation pour l'industrie, est-ce une opportunité de réduire les coûts dans le contexte de crise actuel ?

Pour répondre à cette dernière, je vais être beaucoup plus synthétique en vous invitant à (re)lire : "Openstorage: La révolution dans la gestion des données", déjà cité précédemment.

Je compléterais juste par le fait qu'au-delà du HPC (voir: Solving the HPC I/O bottleneck - Sun Lustre Storage System) et des stockages en grilles, les utilisations pour l'industrie que je vois dès aujourd'hui sur certains projets auxquels je participe se situent principalement dans le stockage d'environnement virtualisés type VMWare ainsi que les environnements de bases de données en développement et intégration. En effet, les solutions de stockage x86 offrent une réelle opportunité de réduire les coûts. D'autres cas d'usages existent et quelques uns sont résumés dans l'image ci-contre.clic to enlarge

Comme pour les disques SSD, le stockage x86 est une tendance de fond (voir: Data Trends... Driving Storage (radical) Evolution), avec la performance des processeurs actuels et les solutions logiciels complètes disponibles comme la stack OpenStorage d'OpenSolaris. Nous sommes au début de la standardisation de l'offre de stockage avec :

  • abandon des solutions propriétaires,
  • adoption de solution standards à base de x86 et des logiciels open source associés,
  • s'appuyant sur des technologies innovantes (SSD, ZFS,...)

Donc, fort potentiel de gain en performances et en coûts. C'est sur ce constat qu'il y a bientôt un an, Sun a fédéré ses ingénieries serveurs et stockages. Nos serveurs x86 (incluant les disques SSD) devenant le composant de base pour construire nos solutions de stockage x45xx et Sun Storage 7000, en y ajoutant l'intelligence avec OpenSolaris et toutes ses fonctions OpenStorage (snapshot, réplications, « de-duplication » à la mode ZFS...).

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Eric Bezille

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