Virtualisation : restitution du groupe de travail du CRIP

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Avant-hier ce tenait le retour du groupe de travail du CRIP sur la virtualisation. PSA, Orange, Generali et Casino ont témoigné de leurs retours d'expériences et des orientations qu'ils étaient en train de prendre sur leurs futures évolutions. Le focus était sur la mise en oeuvre des technologies d'hyperviseurs et des différents choix possible d'implémentations : mono ou multi-hyperviseurs, avec chacun ses avantages et inconvénients.

Entre une approche unifiée, comme Orange, avec une équipe dédiée sur un hyperviseur pour supporter des environnements hétérogènes.

Et une approche comme celle de PSA, intégrée par environnement, sans équipe dédiée, et où l'expertise est liée à l'équipe système (Solaris, Linux, Windows) et associée à l'offre du fournisseur correspondante pour assurer le support de bout en bout.

Des gains évidents qui poussent vers une virtualisation globale

Dans tous les cas, tout le monde s'accorde sur les avantages recherchés par la mise en oeuvre de la virtualisation des serveurs (voir également un précédent billet sur le sujet) :

  • consolidation des serveurs avec le corollaire sur les économies énergétiques,
  • gestion de l'obsolescence des serveurs et des applications comme par exemple, chez Sun, avec le support des Containers Solaris 8 et Solaris 9 sur des serveurs récents en Solaris 10,
  • plus d'agilité et de réactivité de part la fourniture et le déplacement des environnements virtuels de façon beaucoup plus aisé que des serveurs physiques

Toutefois, la majorité des entreprises semblent être à un taux de virtualisation de 25%, là où la technologie disponible aujourd'hui devrait les amener vers un taux plus proche de 70%. Ceci est due à une phase d'adoption et à l'évolution de maturité des hyperviseurs où tout n'était pas forcément éligible lors du démarrage des premiers projets de virtualisation. 

Aujourd'hui, tout est virtualisable et virtualisé, avec plus ou moins de précaution en fonction de l'environnement. Ainsi, pour Solaris, comme certains des témoignages le précisaient, c'est la virtualisation "les yeux fermés". En effet, le modèle des Containers Solaris, s'affranchit de la couche d'hyperviseur et offre une capacité (pratiquement) sans limite de l'utilisation des ressources de la machine (pas de limite en nombre de CPU, taille mémoire et I/O) et multi-plate-formes (SPARC et x64). Par contre, impossible d'y faire tourner un OS windows ou Linux (sauf exception). C'est pourquoi, c'est une stratégie qui est complémentaire à un modèle d'hyperviseurs, et que nous appliquons en pratique chez nos clients, aussi bien sur architecture SPARC (en complément des domaines physiques et d'Oracle VM pour SPARC, hyperviseur matériel) qu' x86/x64, avec notamment l'arrivée du support de Solaris comme Guest dans Oracle VM pour x86, hyperviseur basé sur la souche opensource Xen, et supportant déjà les Guest Linux et Windows (1).

Une communication avec un modèle économique : un facteur clés de succès

Il est clair, qu'une communication importante est nécessaire pour déployer un projet de virtualisation dans l'entreprise et qu'un modèle économique attrayant pour les métiers est indispensable.

Bien prendre en compte l'ensemble des coûts et garder la maîtrise

Il faut également prendre en compte l'ensemble des coûts opérationnels. En effet, l'introduction de la couche de virtualisation nécessite d'être prise en charge. Et il ne faut pas oublier que si les gains sont réels, la maîtrise de la prolifération des environnements virtuels doit être contrôlée pour ne pas avoir un effet négatif sur le ROI (et les SLA). Car ces derniers restent à administrer (patches, mise à jours,...). C'est d'ailleurs pourquoi, des entreprises comme Casino valorisent également une approche de virtualisation de plus haut niveau, comme par exemple la consolidation de plusieurs bases de données ou serveurs d'applications sur une même instance d'OS. Stratégie parfaitement compatible avec le cloisonnement offert par les Containers de Solaris reposant sur une même souche OS.

(1) Note : Sachez également que le support de Solaris, OpenSolaris, Oracle Enterprise Linux et Oracle VM est inclus dans le coût du support matériel des serveurs Sun.

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Eric Bezille

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